Divergences énergétiques

Depuis qu'elle est associée aux sommets des pays les plus industrialisés, la Russie de Vladimir Poutine prend à chaque rencontre une place plus importante dans les discussions. A fortiori lorsque c'est la Russie elle-même qui est l'hôte du Sommet, dans son ancienne capitale, Saint-Petersbourg.

Mais cette fois, la crise au Proche-Orient est venue gâcher la fête. Et les déclarations finales n'ont pu que constater les divergences qui subsistent entre les grands pays industrialisés, tant sur ce conflit que sur l'énergie et le climat.

Ainsi, en refusant aux pays européens d'appliquer la Charte de l'énergie, qui prévoit un accès ouvert aux ressources énergétiques et aux infrastructures de transport, la Russie a une nouvelle fois prouvé qu'elle entendait bien peser sur les grands équilibres énergétiques mondiaux.

Elle sait qu'elle est en position de force en ces temps de flambée du pétrole, elle qui fournit le quart de la consommation de gaz du continent européen et dont les réserves en énergie sont immenses.

De fait, les membres du G8 n'ont pu que constater qu'ils " poursuivent des voies différentes pour parvenir aux objectifs de sécurité énergétique et de protection du climat ". Le président Jacques Chirac peut bien avertir la planète qu'elle est en train de " danser sur un volcan ", les divergences entre, globalement, l'Europe et les Etats-Unis, restent fondamentales.

Le dernier dossier chaud du sommet de Saint-Petersbourg, la levée des obstacles à la libéralisation du commerce mondial, n'a pas davantage pu être tranché. Tout au plus les membres du G8 son-ils tombés d'accord? sur la date butoir pour la fin des négociations, à savoir la conclusion d'un compromis d'ici un mois. Maigre butin?

Martine Maelschalck

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