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Le plan Marshall dans les starting-blocks

Vendredi, le gouvernement wallon a sélectionné 16 dossiers dans les quatre " pôles de compétitivité " identifiés comme les secteurs clés du redéploiement économique de la Wallonie. C'est le véritable coup d'envoi du plan Marshall, annoncé il y a seulement un an.

Les " sciences du vivant ", le transport et la logistique, l'agroalimentaire et l'aérospatial seront donc les quatre axes de la relance tant attendue de l'économie wallonne. Pour aboutir à ce résultat -rapide : un an, quand il s'agit d'arbitrages politiques, ce n'est pas long-, le gouvernement a le mérite d'avoir fait appel à des " extérieurs ". Universités et entreprises ont uni leurs efforts pour tenter de déterminer, dans l'ensemble du tissu économique de la région, lesquelles de ses compétences seraient les plus à même de servir de moteur à la croissance. Ces experts ont même eu le courage de recaler un des axes proposés, le " génie mécanique ", qui devra repasser en seconde session avec un projet plus abouti.

A la tête de ces penseurs, et c'est un autre exploit, pas de créature politique, mais un homme de terrain, Flamand de surcroît : Luc Vansteenkiste, ancien président de la FEB et patron de Recticel, une entreprise qu'il a lui-même remise en selle il y a quelques années.

Il est certes trop tôt pour dire si ces premières réalisations sont de bon augure pour la suite. Mais en tous cas, la décision tombe à pic, après une semaine de déprime au niveau de l'emploi. Dans toute la Belgique, pas moins de 500 emplois vont prochainement passer à la trappe dans une demi-douzaine d'entreprises. En cause, clairement, l'absence de centres de décisions de ces entreprises en Belgique. Mais aussi le manque de compétitivité de notre pays par rapport à ses voisins. C'est sur ce paramètre-là que la Wallonie a aujourd'hui décidé de mettre le paquet.

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