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Le SEPA signera-t-il l'arrêt de mort de Bancontact?

Au 1er janvier 2008, l'Europe devrait basculer dans l'espace unique de payements en euros, le " Single European Payment Area ", qui répond plus simplement au diminutif de SEPA.

Cette nouvelle donne risque cependant, comme toute grande réforme européenne qui se respecte, de prendre un certain retard. Ce qui agace particulièrement les banques, priées de se mettre en conformité avec la future directive.

Pourquoi ce retard ? Pour bien faire, les ministres des Finances de l'Union européenne auraient dû arriver à un accord de principe avant la fin 2006 pour espérer tenir les délais. Mais il y a eu des désaccords. Or, même si la directive est adoptée en première lecture, disons en mai, et que la transposition en droit national s'effectue en 18 mois, cela nous mènera à la fin 2008.

Si les banques se sentent flouées, c'est qu'elles se préparent depuis longtemps à l'avénement du SEPA. Elles estiment donc avoir fait leur part du travail. Au total, les banques européennes devront investir entre 8 et 13 milliards d'euros pour s'adapter. Un investissement qu'elles veulent évidemment amortir au plus vite.

En Belgique, le passage au SEPA aura une conséquence concrète: les banques belges ont décidé de migrer du système actuel Bancontact/Mistercash vers le système Maestro. Le problème, c'est qu'avec Bancontact, la Belgique était pratiquement un précurseur. Et que le système, adopté (presque) jusqu'au plus petit des magasins, a l'avantage de ne pas coûter trop cher au secteur de la distribution. Or, aujourd'hui, personne ne peut chiffrer avec précision quelles seront les implications de l'entrée en vigueur de Maestro. Seule certitude : il en coûtera plus cher aux magasins. Lesquels ne pourront pas répercuter ce supplément de coût sur leur clientèle. Du moins pas directement.

Dès lors, pour les plus petits d'entre eux, la solution est radicale : ils ne proposeront tout simplement plus de terminaux pour le paiement par carte. Selon un récent sondage, un tiers des indépendants pourrait en arriver là. Ce qui, on en conviendra, ne serait pas un progrès pour le consommateur.

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