Les hommes d'affaires américains sont bel et bien incorrigibles

Leurs combines sont régulièrement sanctionnées mais le flot des scandales ne semble jamais vouloir se tarir. Si bien que l'on se demande si ce n'est pas le système de surveillance tout entier qui doit être réformé.

Après les grandes maisons de courtage de Wall Street, après Enron, WorldCom et les fonds de placement, c'est aujourd'hui la Silicon Valley qui se retrouve dans le collimateur des autorités de contrôle. En cause: les options sur actions allouées aux cadres d'une petite centaine d'entreprises actives pour la plupart dans le secteur high tech. Parmi celles-ci, Apple, le concepteur du célèbre iPod, vient d'annoncer qu'elle allait devoir recalculer ses résultats depuis 2002. Le cours de l'action a chuté après l'annonce.

Il s'avère aujourd'hui que bon nombre des octrois d'options dont il est question ici auraient été comptabilisés à une date fictive. Une pratique totalement illégale, qui profite naturellement tant aux cadres qui en bénéficient qu'à l'entreprise qui les emploie. En effet, en comptabilisant ces options à un prix minime, correspondant à une date antérieure, l'entreprise gonfle artificiellement ses profits. Le cadre, de son côté, réalise une plus-value nettement plus juteuse lorsqu'il exerce ses options. Le scandale lié à cette pratique hors-la-loi ne fait qu'enfler, ces jours-ci outre Atlantique. Certains dirigeants impliqués pourraient se retrouver en prison. Pas d'impunité, donc, mais tout de même, comme à chaque fois, le sentiment qu'aux Etats-Unis, on n'aborde peut-être pas ce genre de problème par le bon bout. Plutôt que de laisser faire, et PUIS de sévir, les autorités américaines seraient sans doute mieux inspirées de proposer d'emblée des dispositifs réglementaires plus rigoureux.

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