OMC: pas encore un échec, mais...

Les représentants des 149 membres de l'Organisation mondiale du commerce se sont séparés à Genève sans être parvenus à un quelconque résultat. Normalement, ils auraient dû conclure fin juin le cycle de négociations dit " de Doha ", du nom de la ville du Qatar où ces discussions ont commencé en 2001. A l'heure qu'il est, le cycle a déjà pris deux ans de retard dans la vue.

C'est sans doute pourquoi, face à cette nouvelle crise, le commissaire européen Peter Mandelson se refuse toujours à parler d'échec des négociations. " Cette réunion n'a pas été un succès mais elle n'a pas non plus été un désastre ", a-t-il affirmé en langage diplomatique. Les membres de l'OMC se sont encore donné un rabiot de deux semaines pour arranger les choses. Après quoi, s'ils n'obtiennent aucune avance, il faudra bien parler d'échec.

La pierre d'achoppement des négociations, ce sont les subventions octroyées par les pays développés à leurs propres agriculteurs, des primes qui pénalisent les producteurs des pays moins favorisés. Mais toute une série d'autres sujets délicats sont encore sur la table, comme les barrières douanières sur les produits industriels.

C'est sur tous ces points qu'il faudra trouver un terrain d'entente très rapidement. Pourquoi une telle urgence ? Pas pour permettre aux négociateurs de partir en vacances, non. Pour une raison beaucoup plus simple : si l'on veut boucler le cycle de Doha d'ici la fin de l'année, il faut pouvoir préparer le texte de l'accord global. Lequel fait au moins 5.000 pages? impossibles à transformer en produit définitif en moins de cinq ou six mois, a estimé le directeur général d' l'OMC, Pascal Lamy. D'où la dernière limite fixée pour la mi-juillet.

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