New York reste proche de ses records, mais sans conviction

Dans l'ensemble, la Bourse américaine semble toutefois sur le point de conclure un mois de février très réussi: le Dow Jones a gagné environ 6%, soit pour le moment sa plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2011.

La semaine et le mois se sont clôturés par un repli à Wall Street, après quelques chiffres médiocres sur l'économie américaines vendredi, mais les indices sont restés proches de leurs niveaux historiques: le Dow Jones a cédé 0,45% et le Nasdaq 0,49%, à  18.132,92 points et 4.963,53 points respectivement.

Principale actualité macroéconomique du jour: la nouvelle estimation officielle du PIB américain du précédent trimestre (+2,2%) ainsi que l'activité de la région de Chicago, en recul inattendu. Une contreperformance qui serait toutefois plus liée aux basses températures aux Etats-Unis plutôt qu’à des éléments structurels.

Dans l'ensemble, la Bourse semble sur le point de conclure un mois de février très réussi: le Dow Jones a gagné environ 6%, soit pour le moment sa plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2011.

Aux valeurs, Weight Watchers, spécialiste de la perte de poids, a perdu plus de 30% après avoir annoncé une perte nette de 16,1 millions de dollars au dernier trimestre.

En attendant le QE européen...

Les Bourses européennes ont, dans l’ensemble, clôturé en hausse vendredi, terminant le mois à des plus hauts de sept ans. La perspective de la mise en œuvre du programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne (BCE) le mois prochain et les nombreux résultats d’entreprises ont soutenu la tendance. "Tous les éléments d’une reprise économique sont là et militent pour une poursuite de la hausse des marchés d’actions à moyen terme", souligne Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Le CAC 40 a progressé de 0,83% et le Dax de 0,66%. Le Footsie britannique a en revanche légèrement reculé, de 0,04%.

Le titre Airbus Group, deuxième plus forte hausse du Stoxx 600 et en tête du CAC 40, a bondi de 7,17%. L’avionneur européen va augmenter la cadence de production des appareils de la famille A320 à 50 par mois à partir du premier trimestre 2017, pour répondre à la demande du marché.
La maison mère d’Airbus a également indiqué qu’elle prévoyait d’augmenter à nouveau son dividende au titre de 2015 après une hausse à 1,20 euro pour 2014.

De son côté, Lloyds Banking Group a gagné 0,64% à Londres. La Banque a annoncé le versement de son premier dividende depuis son sauvetage par l’État, après une année 2014 marquée par la hausse de ses bénéfices et le renforcement de son bilan. Et le groupe bancaire britannique s’est fixé pour objectif à moyen terme de distribuer au moins 50% de ses bénéfices courants à ses actionnaires.

Dans le même secteur, Bank of Ireland s’est envolé de 6,25% à la faveur de ses résultats. La première banque irlandaise par les actifs a publié son premier bénéfice annuel depuis la crise financière de 2008 grâce à la croissance des nouveaux prêts et à des reprises de provisions sur créances douteuses.

À l’inverse, BASF a reculé de 1,57%, malgré un bénéfice d’exploitation trimestriel en hausse de 2,8% et meilleur qu’attendu. Mais le numéro un mondial de la chimie prévoit un bénéfice d’exploitation (Ebit) hors exceptionnels "probablement stable" en 2015, et seulement une "légère augmentation" de ses ventes.

Gross claque boursière pour Belgacom

La Bourse de Bruxelles a terminé de justesse dans le vert ce vendredi, après avoir évolué une bonne partie de la séance en territoire négatif. Les investisseurs ont encore digéré une pléthore de résultats d’entreprises, sanctionnant ou récompensant au gré des chiffres publiés. Le Bel 20 a légèrement progressé, de 0,02%, à 3.714,44 points, tiraillé entre la chute de Belgacom (-5,59% à 33,62 euros) et le bond de D’Ieteren (+ 4,78% à 33,22 euros).

En tête du Bel 20, le titre D’Ieteren a été très recherché, suite entre autres à son maintien au sein de l’indice belge. La société a par ailleurs enregistré un chiffre d’affaires de 5,54 milliards d’euros en 2014. Le résultat consolidé courant avant impôts a lui reculé de 11,5% à 157,2 millions d’euros, conformément aux prévisions.

En outre, D’Ieteren a annoncé le départ de son directeur financier. La date de prise d’effet a été fixée au 31 mars 2015.
À l’inverse, Belgacom a été lourdement sanctionné. Le groupe de télécoms a pourtant présenté des résultats quelque peu supérieurs aux attentes des analystes, dégageant notamment un bénéfice net à 654 millions d’euros (+ 3,8%). Un résultat boosté par des plus-values plus élevées réalisées sur la vente de bâtiments et de sociétés.

Cependant, la cour d’appel a confirmé les indices d’abus de position dominante dans le segment de la téléphonie mobile entre 1999 et 2004. Belgacom pourrait dès lors payer une amende avoisinant les 2 milliards d’euros.

De son côté, UCB (-1,81% à 68,35 euros) a publié des résultats solides, avec notamment un bénéfice en hausse de 37%. Néanmoins, les analystes attendaient mieux.

Bekaert (-0,60% à 27,11 euros) a enregistré des revenus stables par rapport à 2013. Mais la société s’attend à un début d’année difficile.
L’action Ackermans & van Haaren (AvH) a perdu 0,50% à 109,35 euros, essuyant des prises de bénéfice. La société a clôturé son exercice 2014 sur un bénéfice net consolidé de 215,1 millions d’euros (+ 16,6%). Le conseil d’administration proposera d’ailleurs à l’assemblée générale ordinaire une augmentation du dividende par action de 7% à 1,82 euro.

Valeurs à suivre ce lundi

- Banimmo: résultats 2014
- Qrf: résultats 2014

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