Techs et industrielles ont pesé sur Wall Street, l'Europe avance

La Bourse de New York a reculé ce lundi après une série de résultats en demi-teinte et alors que commence une semaine riche en comptes trimestriels. En Europe, c'était l'inverse et le Bel 20 a terminé sur une progression de 0,17% à 4.089,84 points.

Wall Street

Les marchés américains, à l'orée d'une semaine particulièrement chargée en résultats d'entreprises, ont terminé dans le rouge. Il faut dire que les bulletins trimestriels présentés ce lundi avant-Bourse n'étaient guère encourageants. Le Dow Jones a lâché 0,23% pour redescendre à 23.273,96 points et le S&P 500 a abandonné 0,40% à 2.564,98 points. Ces deux indices avaient terminé les 5 séances de la semaine dernière à des niveaux jamais atteints. Quant au Nasdaq, il a perdu un peu plus de 42 unités, soit 0,64%, pour repasser une dizaine de longueurs sous les 6.600 points.

Le fabricant de jouets Hasbro a chuté de 8,60% à 89,75 dollars malgrè avoir dépassé les attentes au troisième trimestre. Le groupe a toutefois prévenu que le dépôt de bilan de la chaîne de magasins Toys "R" Us affectait ses anticipations pour la saison cruciale des fêtes de fin d'année. Lanterne rouge du Dow Jones, le conglomérat General Electric a baissé de 6,34% à 22,32 dollars alors que l'agence S&P Global Ratings a placé sa note sous surveillance en vue d'un éventuel abaissement.

En Europe

Les principaux indices actions ont clôturé en petite hausse ce lundi, l'impact de la tension persistante autour de la Catalogne restant limité aux marchés espagnols. "Depuis le début de la crise, les marchés sont plutôt insensibles à l'Espagne et au risque politique que cela représente", a souligné Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

La récente faiblesse de l’euro  a également soutenu la tendance européenne.

Le Cac 40 a progressé de 0,27%, le Dax allemand de 0,09% et le Footsie britannique de 0,02%. L’Ibex 35, l’indice phare de la Bourse de Madrid, a par contre reculé de 0,60%.

Bruxelles avance

Après avoir hésité à l’ouverture, le Bel 20 a piqué du nez pendant la première partie de la séance. L’indice bruxellois est toutefois reparti à la hausse dans l’après-midi pour clôturer sur une progression de 0,17% à 4.089,84 points.

Le titre Engie a terminé en tête avec un bond de 2,09% à 14,62 euros. Selon la Lettre de l'Expansion, le groupe énergétique français serait en discussion avec Total pour lui céder son portefeuille d'activités de dans le gaz naturel liquéfié (GNL). Les deux groupes pourraient parvenir à un accord "dans les prochaines semaines". Le directeur général adjoint d’Engie, Didier Holleaux, a confirmé à l’agence Reuters que le groupe est à la recherche d'un partenaire afin d'améliorer sa rentabilité dans un marché en surcapacité. "La logique, c'est que pour que le GNL soit rentable, il faut être aussi gros que possible (...) donc nous cherchons un partenaire", a-t-il expliqué. Lien vers l'article

Umicore (+0,35% à 37,80 euros) a annoncé vendredi soir la cession de son activité dans les revêtements de grande dimension à son partenaire de joint venture, la société mère du groupe chinois Vital. Estimés à 14 millions d’euros, les coûts de l’opération et de la fermeture d’un site aux États-Unis seront comptabilisés en tant qu’éléments non récurrents au second semestre 2017.

Lanterne rouge, Ontex a trébuché de 3,14% à 29,12 euros. L’action a ainsi clôturé dans le rouge pour la troisième séance consécutive. Dans une note publiée vendredi, Degroof Petercam a abaissé sa recommandation à "conserver", contre "accumuler" auparavant. L’analyste Fernand de Boer craint que la génération de free cash flow soit sous pression et que 2017 soit "la deuxième année consécutive où Ontex sousperforme ses objectifs à moyen terme".

Orange Belgium (-0,84% à 19,45 euros) a dévoilé ses résultats trimestriels, annonçant notamment un chiffre d’affaires de 316,4 millions d'euros (+1,7%) pour le troisième trimestre. Les analystes tablaient en moyenne sur 309,3 millions d’euros. Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions annuelles. "Orange Belgium a publié des chiffres solides en raison de l'augmentation de l'utilisation des data", a noté Degroof Petercam.

Les valeurs à suivre

Côté macroéconomie, les investisseurs s'intéresseront à plusieurs indices PMI flash, publiés au Japon, Allemagne, France et Royaume-Uni. L'actualité des entreprises sera par contre plus chargée avec la publication de nombreux résultats trimestriels. Parmi les gros groupes européens, on attend ceux de Randstad, BASF, Anglo American, Fiat Chrysler Automobiles et Novartis.

À Wall Street, ce sera autour de Caterpillar, General Motors, Lockheed Martin, McDonald's, 3M et United Technologies de publier leurs chiffres en avant-Bourse.

Chez nous, on notera le détachement de coupon pour Melexis, qui sera coté ex-dividende intermédiaire de 1,30 euro brut.

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