Wall Street a poursuivi sa chute

Après une semaine houleuse, les marchés américains se sont à nouveau sévèrement repliés ce lundi à la veille d'une nouvelle salve de résultats, notamment bancaires. En Europe, les indices avaient portant repris leurs esprits, à l'exception du Bel 20.

Le S&P avait perdu 3,1% la semaine passée et abandonné 5,2% depuis son record absolu établi le 18 septembre. Ce recul s'expliquait surtout par la révision par le Fonds monétaire international de ses prévisions de croissance mondiale, ainsi que par une nouvelle salve d'indicateurs européens décevants.

Hier lundi, l'indice Dow Jones a encore cédé 1,35% et le Nasdaq, 1,46%.

Les investisseurs américains faisaient preuve de prudence avant une avalanche de résultats trimestriels attendue cette semaine avec notamment Intel, Johnson & JohnsonUnited Health, American Express, General Electric, Morgan Stanley, Citigroup, Bank of America et Wells Fargo.

Les valeurs liées à Ebola étaient parmi les plus actives dans les premier échanges après la confirmation de la contamination d'une employée de l'hôpital de Dallas où un patient libérien est mort la semaine dernière. Les fabricants d'équipements de protection Lakeland Industries et Alpha Pro Tech ont ainsi progressé de plus de 10%.

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a signé des débuts timides à Wall Street, une cotation qui symbolise le déplacement du centre de gravité vers les Etats-Unis du septième constructeur automobile mondial et vient couronner une décennie d'acquisitions et de restructurations menées par son administrateur délégué Sergio Marchionne.  Le titre a clôturé à 8,92 dollars contre un cours d'introduction de 8,76 dollars.

Légère accalmie sur les marchés européens

Les principales Bourses européennes ont esquisséun timide rebond, portées notamment par le secteur des ressources naturelles. Ainsi que par les compagnies aériennes, en raison de la baisse des cours du pétrole.

Les marchés européens avaient pourtant débuté la séance dans le rouge. Des opérateurs expliquent ce retournement à la hausse par le fait que les investisseurs sont passés à l'achat, considérant que les marchés étaient tombés en territoire technique de "survente". L'indice CAC 40 a gagné 0,12%, le Dax allemand et le FTSE britannique a pris 0,41%.

Les ressources naturelles ont tiré leur épingle du jeu avec la plus forte hausse sectorielle en Europe (+2,83%) devant l'automobile (+0,81%). ArcelorMittal, plus forte hausse du CAC 40, s'est adjugé 2,19% et Michelin a pris 0,68%.
Le transport aérien a également profité de la baisse des cours du brut, avec+1,06% pour Lufthansa et +1,55% pour Air France-KLM.

A Londres, le secteur minier a soutenu le marché britannique. Les chiffres "impressionnants" du commerce extérieur chinois ont ravi les investisseurs. Les compagnies minières sont très dépendantes de la conjoncture en Chine, premier importateur mondial de métaux. Anglo American a gagné 4,72%, Randgold 4,38%, Rio Tinto 4,22% et Glencore a grimpé de 2,67% .

Le secteur du voyage a, à l'inverse, continué à souffrir des inquiétudes liées à la dissémination du virus Ebola. L'agence TUI Travel a chuté de 2,44%, le groupe de croisières Carnival de 2,36% et Intercontinental Hotels de 1,37%.
Outre-Rhin, Commerzbank a progressé de 2,01%. Les premières discussions avec la Banque centrale européenne (BCE) ne donnent aucun doute à la banque allemande sur ses chances de réussite aux "stress tests" en cours, a-t-on appris de sources proches de ces entretiens.

Le Bel 20 pessimiste

Alors que la plupart des marchés européens ont profité d’une accalmie pour rebondir, le Bel 20 a poursuivi sa descente, perdant 0,74% à 3019,53 points.

GDF Suez (-2,27% à 18,09 euros) a terminé lanterne rouge. L’action était cotée en tenant compte du détachement de l'acompte sur dividende 2014. La mise en paiement est prévue le 15 octobre.

Colruyt (-1,09% à 33,72 euros) a annoncé vendredi avoir racheté pas moins de 1.000.500 actions propres début octobre, au prix de 35,13 euros l'unité. Soit 35,1 millions d'euros en un jour. Le groupe détient à présent 9.529.116 titres , soit 6,10% des actions mises sur le marché.

Delhaize (-0,78% à 50,93 euros) doit pour sa part faire face à un nouveau départ au sein de son équipe de direction. Maura Abeln Smith, Executive Vice President, General Counsel et General Secretary du Groupe Delhaize, quittera la société le 1er novembre 2014.

Rare valeur positive, Umicore a rebondi de 0,99% à 31,22 euros. La Norges Bank a relevé sa participation dans l’entreprise à 3,06%.

Sur le marché élargi, Deceuninck a reculé de 5,58% à 2,05 euros suite à une note défavorable de KBC Securities.

Enfin, EVS (-3,48% à 24,80 euros) a annoncé vendredi se séparer de son CEO Joop Janssen, "en raison de divergences de vue sur la façon d’implémenter la stratégie de la société à long-terme."

A l'agenda ce mardi

- Indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne (octobre)
- Production industrielle en zone euro (août)
- Résultats trimestriels: Citigroup, JPMorgan Chase & Co, Wells Fargo, Burberry, SABMiller
- Colruyt: assemblée générale extraordinaire

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