Wall Street craint la Chine et l'Ukraine

Courtiers à Wall Street (photo: Scott Eells / Bloomberg) ©Bloomberg

La crise ukrainienne et les statistiques traduisant un ralentissement de l'économie chinoise ont pesé sur les places financières, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis.

Les Bourses européennes sont restées sur la défensive dans un climat d’aversion au risque face à la crise ukrainienne et après de nouveaux signes de ralentissement en Chine. L’économie chinoise a fortement ralenti au cours des deux premiers mois de l’année, la croissance de l’investissement, des ventes de détail et de la production industrielle étant tombée à son plus bas niveau depuis plusieurs années.

Alors que huit mille cinq cents soldats russes participent à des manœuvres près de la frontière avec l’Ukraine, la chancelière allemande Angela Merkel a lancé une mise en garde ferme à Moscou et l’OCDE a reporté les travaux d’adhésion de la Russie.

Paris a rétrogradé de 1,29%, Londres de 1,01%, Amsterdam de 1,37% et Francfort de 1,86%. L’indice paneuropéen EuroStoxx50 a glissé de 1,50% et l’indice DJ Stoxx600 de 1,05%.

WM Morrison a dévissé de 11,93%, signant aussi la plus forte baisse du Stoxx 600, après avoir fortement abaissé ses perspectives, entraînant l’indice du secteur de la distribution en Europe en baisse de 2,24% sur la séance boursière. À l’inverse, Lufthansa a bondi de 3,85% après s’être déclarée confiante dans sa capacité à atteindre les objectifs fixés par son plan de restructuration, après un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes.

Boskalis s’est distingué avec une progression de 2,86%. Le groupe néerlandais de dragage marin prévoit de racheter 10 millions d’actions au cours des trois prochaines années, après avoir signalé une hausse de 47% de son bénéfice net à 366 millions d’euros sur des plus-values de cessions. La société avait un peu moins de 10 millions d’actions nouvelles au début l’année dernière pour aider à financer l’acquisition de 733 millions d’euros de groupe de transport maritime Dockwise.

Le secteur automobile a reculé de 1,37%. Volkswagen, qui prévoit de vendre plus de 10 millions de véhicules cette année, a perdu 0,86%. Peugeot a cédé 0,12%. La famille Peugeot se serait ralliée à la candidature de Louis Gallois à la résidence du constructeur automobile, a rapporté "Le Figaro".

En Bourse de Bruxelles, l’indice Bel 20 a signé une deuxième séance négative (-1,61% à 3.032,17 points), sous le coup des replis de Belgacom et de Delhaize. Le groupe belge de distribution à vocation internationale a publié des résultats annuels qui se soldent par une proposition de dividende de 1,56 euro par action au titre de l’exercice 2013, 11% de mieux par rapport à 2012. En termes de perspectives, Delhaize s’attend par contre à un recul de sa rentabilité au premier trimestre pour la Belgique.

L’action Delhaize a plongé de 8% dans les premières transactions pour finalement céder 7,66% sur la séance, dans un compartiment affecté globalement par l’avertissement sur résultats du Britannique WM Morrison.

Belgacom a brusquement décroché en début d’après-midi, reflet de la mauvaise humeur des actionnaires, qui venait d’apprendre un ajustement des tarifs de l’offre King & Kong chez Telenet. L’information a mis l’action de l’ex-RTT KO puisque celle a perdu jusqu’à 5,03% avant de clôturer à – 4,22% ou 21,80 euros. Galapagos a bondi de 6,75% après avoir annoncé la vente de ses activités de service (BioFocus et Argenta). Enfin, Option a dévissé de 14,71%. Le groupe a averti qu’il avait un besoin urgent de liquidités à court terme, sous peine de ne pas pouvoir poursuivre ses activités. 


Wall Street

La Bourse de New York continue à redouter le ralentissement économique de la Chine et les conséquences de la crise ukrainienne. Jeudi, le Dow Jones a perdu 1,41%, ce qui représente sa plus lourde perte depuis le 3 février. Le Nasdaq a quant à lui cédé 1,46%. En Chine, la production industrielle et les ventes de détail ont déçu les attentes, tandis que le durcissement des discours des grandes puissances dans le dossier ukrainien fait craindre un effet défavorable sur le commerce international, ce qui affecterait les profits des entreprises.

Parmi celles-ci, le secteur du forage en mer a souffert d’une note du courtier ISI Group, qui estime que la demande pour des plateformes en haute mer est plus faible qu’anticipé par le marché. Diamond Offshore Drilling a perdu 4,3% à 44,39 dollars. Noble Corporation a reculé de 4,6% à 28,98 dollars. Transocean a abandonné 3,1% à 39,54 dollars.

PVH a chuté de 5,7% après des avis défavorables des banques Wells Fargo et Morgan Stanley. Williams-Sonoma s’est envolé de 9,8% à 64,74 dollars grâce à ses prévisions, plus optimistes que prévu.

 

Agenda : vendredi 14 mars

Économie/finances

Allemagne

-        Chiffres définitifs de l’inflation pour février (8h)

Royaume-Uni

-        Balance commerciale de janvier (10h30)

Etats-Unis

-        Prix à la production de février (13h30)

-        Indice Reuters-Michigan de mars : 1ère estimation (14h55)

Entreprises

Belgique

-        Ter Beke: réunion avec les analystes

-        Global Graphics : résultats annuels 2013 (8h)

Italie

-        Saipem : résultats annuels

France

-        Altice : résultats annuels

 

Valeurs à suivre

-        Keyware : Le groupe actif dans les systèmes de paiement électroniques a annoncé jeudi soir un bénéfice net 2013 doublé par rapport à celui de l’année précédente. Le groupe a amélioré son résultat opérationnel mais aussi son résultat financier, grâce à un désendettement.

-        Global Graphics : La société de logiciels d’imagerie publie ses résultats annuels 2013 avant l’ouverture des marchés boursiers.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés