Wall Street finit en hausse, portée par l'emploi

Wall Street a terminé la dernière séance de la semaine en nette hausse, stimulée par une statistique de l'emploi meilleure que prévu et de laquelle les investisseurs déduisent que l'économie est peut-être suffisamment solide pour surmonter une réduction des rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

Le rallye de vendredi a permis à l'indice S&P 500 d'enregistrer sa meilleure performance journalière depuis près d'un mois. Mais l'indice n'en a pas moins enregistré sa première semaine dans le rouge sur les neuf dernières, après avoir fini en baisse les cinq séances précédentes.

Après une offensive de huit semaines qui l'a vu gagner près de 7%, le S&P a cédé 1,2% au cours des cinq dernières sessions précédant celle d'aujourd'hui, une série inédite depuis fin septembre.

L'indice Dow Jones a gagné 198,69 points (1,26%). Le S&P 500 a pris 20,06 points (1,12%). Le Nasdaq Composite a pris 29,36 points (0,73%). Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 0,41% et le S&P 0,04%, tandis que le Nasdaq a pris 0,07%.


L'économie américaine a créé plus d'emplois qu'attendu en novembre - 203.000 contre 180.000 anticipées - et le taux de chômage est tombé à 7,0%, son plus bas niveau depuis cinq ans, un indicateur susceptible d'alimenter les conjectures au sujet de la politique d'assouplissement quantitatif (QE) de la banque centrale.

La Fed a dit qu'elle ne ralentirait pas l'enveloppe de ses massifs rachats obligataires tant que certains indicateurs économiques n'auraient pas atteint ses objectifs, en particulier le taux de chômage. Bon nombre de professionnels des marchés voient le dénouement ("tapering") s'amorcer en mars.

Du côté des valeurs, Intel est l'une des principales hausses de l'indice S&P, s'adjugeant 2,3% après que Citigroup eut porté sa recommandation de neutre à achat.

Le distributeur J.C. Penney a perdu 8,7%, ayant annoncé avoir reçu en octobre une lettre de la Securities and Exchange Commission (SEC) lui demandant des explications sur divers paramètres financiers tels la liquidité, la position de trésorerie, la dette et l'appel public à l'épargne lancé le 26 septembre dernier. L'éditeur Barnes & Noble a également fait état d'une demande d'information de la SEC et son action a chuté de 12%.

Parmi les autres indicateurs du jour, les dépenses de consommation ont augmenté aux Etats-Unis en octobre, mais les tensions inflationnistes sont restées bien inférieures à l'objectif de la Fed.

Enfin, le moral des ménages américains a très nettement progressé en décembre, principalement en raison de l'amélioration des perspectives de l'économie et de l'emploi, montrent vendredi les premiers résultats de l'enquête mensuelle Thomson Reuters-Université du Michigan.

 

A Bruxelles, une bonne nouvelle tout de même pour terminer cette semaine boursière placée sous le signe d'une déprime discrète, mais tenace: le Bel 20 a terminé sur une note positive.  Pour la première fois depuis le début du mois de décembre, et ce grâce à des nouvelles positives de l'emploi aux Etats-Unis. A la clôture vendredi, le Bel 20 affiche une hausse de 0,87%, à 2.790,23 points, avec 17 de ses éléments dans le vert.


La plus forte hausse revient à ThromboGenics, qui a gagné 3,29%, devant le bancassureur KBC qui s'est adjugé 2,23%. Au rayon des financières, Ageas recule pour sa part de près d'un demi-pour cent tandis que Delta Lloyd progresse de 1,08%. Les poids lourds GDF Suez et AB InBev ont respectivement pris 0,61% et 1,58%.


Dans la grande distribution, Delhaize gagne 1,32% contrairement à Colruyt, qui cède 0,77%. Telenet complète le trio des perdants du jour, en abandonnant 0,38%, à l'inverse de Belgacom, qui gagne 0,47%. On notera encore les gains de Solvay (+0,88%), Umicore (+1,27%), Bekaert (+0,82%) et UCB (+0,30%).


L'euro progressait en début de soirée de 0,15% par rapport au dollar, à 1,3693 dollar tandis que l'once d'or s'appréciait de 0,47%, à 1.230,84 dollars.

Ce renversement de vapeur a pu être observé sur toutes les places boursières européennes, qui ont terminé en hausse prudente vendredi, les investisseurs accueillant favorablement dans le sillage de Wall Street les chiffres de l'emploi américain. Alors que jusque ici, les bonnes nouvelles en provenance de l'économie américaine étaient suscitaient plutôt la crainte que la joie - crainte de voir la Fed resserrer les boulons de sa politique monétaire plus rapidement que prévu.

Comment expliquer ce revirement? "Les investisseurs semblent commencer à penser que l'essentiel, c'est que l'économie aille mieux", indique Guillaume Garabédian, un conseiller de gestion de Meeschaert Gestion Privée.

L'Eurostoxx 50 a progressé de 0,91%. Le CAC 40 parisien a terminé en hausse (+0,72%), tiré vers le haut par les valeurs bancaires. La Bourse de Francfort a fini en nette hausse, l'indice Dax des trente valeurs vedettes prenant 0,96%. Milan aussi a repris du poil de la bête, gagnant 0,73%, tandis qu'Amsterdam progressait de 0,86%. Du vert aussi à Madrid, même si assez pâle: +0,09%.

 

A l'agenda ce lundi 9 décembre

Union européenne:

- Réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles

- Réunion des ministres européens chargés des Affaires sociales à Bruxelles

Allemagne:

- Commerce extérieur octobre

- Production industrielle octobre

- Réunion du comité d'entreprise européen d'EADS

France:

- Enquête de conjoncture de la Banque de France

 

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