Wall Street met fin à cinq séances de baisse

Une statistique favorable sur l'emploi a aidé Wall Street à rebondir jeudi après cinq séances consécutives de baisse, mais les investisseurs restent préoccupés par l'impact potentiel sur l'économie d'un blocage des négociations sur le budget et sur la dette en cours à Washington. Le Dow Jones a gagné 0,36% et le Nasdaq 0,70%.

Les Bourses européennes ont terminé sur une note globalement mitigée, affectées par de nouveaux signes de fragilité de la reprise en Europe et des tensions politiques croissantes en Italie, qui ont également pesé sur l'euro.

La crainte d'un défaut de paiement de l'Etat américain dans un contexte de blocage des négociations budgétaires entre la Maison blanche et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, a également contribué au climat de prudence qui a dominé la séance.

À Paris, le CAC 40 prend 0,02% à 4.196,24 points. À Francfort, le Dax est inchangé et à Londres, le FTSE gagne 0,03%, tandis que l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 progresse lui aussi de 0,03%.

Le Bel 20 a progressé de 0,10%. Sur le front des valeurs, Colruyt (-3,96%) et Thrombogenics (-5,49%) ont connu une séance à oublier au plus vite.

WALL STREET

La Bourse new-yorkaise a terminé la séance dans le vert, rebondissant après plusieurs séances dans le rouge grâce à des chiffres encourageants sur l’emploi, l’immobilier et la croissance aux Etats-Unis.

Le Dow Jones a pris 0,36% à 15.328,36 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,70% à 3.787,43 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a progressé de 0,35% à 1.696,67 points.

Si la confirmation de la croissance de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre a un peu déçu les intervenants qui espéraient une révision en hausse, l'annonce d'un recul inattendu des inscriptions au chômage la semaine dernière - à 305.000, niveau le plus bas depuis six ans - les a rassurés sur la reprise.

Aux technologiques, Facebook a poursuivi son ascension en sautant pour la première fois la barre des 50 dollars grâce à des commentaires positifs de Jefferies Equities Research, qui a relevé son objectif de cours à 60 dollars. Le titre du réseau social a clôturé sur un gain de 1,88% à 50,39 dollars, après un record à 50,60 en séance.

Du côté des banques, JPMorgan Chase a grappillé 0,35% à 51,88 dollars. Son patron Jamie Dimon s’est rendu jeudi matin au département de la Justice pour discuter d’un accord permettant de régler à l’amiable de multiples contentieux et pouvant atteindre 11 milliards de dollars.

AGENDA

Zone euro

Indice de confiance économique

Etats-Unis

Dépenses et revenus des ménages août (14h30)

Confiance des consommateurs septembre, 2e estimation (15h55) — Université du Michigan

Discours du président de la Fed de New York, William Dudley, à Syracuse (État de New York) sur la situation économique (20h)

Allemagne

Inflation de septembre, chiffre provisoire (14h) — Destatis

Japon

Inflation pour le mois d’août

VALEURS A SUIVRE CE VENDREDI

BELGACOM

Réorganisation en profondeur chez Belgacom. L’opérateur télécom historique a récemment présenté aux organisations syndicales un plan de réorganisation de ses téléboutiques (Belgacom centers). Au final, il a été décidé d’en fermer dix d’entre elles dont cinq en Flandre, quatre en Wallonie et une à Bruxelles (Evere). La fermeture des boutiques Belgacom est la conséquence d’une étude qui a conclu que des "shops" qui ne bénéficient pas d’un environnement commercial (Auvelais, Braine-le-Comte, Evere, Westmalle, etc.) peuvent passer à la trappe. C’est le cas aussi pour celles qui, en raison de l’évolution de la conjoncture, se retrouvent dans un environnement qui n’est plus attractif (Saint-Ghislain, Menin, Visé).Quant au réaménagement, il vise à répondre aux besoins de la clientèle et à séduire plus de clients et d’attirer plus de monde dans les "Belgacom centers" et, de facto, vendre davantage de produits.

AB INBEV

Le géant brassicole reprend partiellement la brasserie Creve Drinks de Waarschoot, dont le personnel avait été renvoyé pour financer un procès en corruption à charge de la société. "Nous reprenons une série d'activités qui seront intégrées dans notre système de distribution", explique-t-on à la multinationale. Mi-août, les travailleurs de la société, 22 ouvriers et 7 employés, avaient perdu leur l'emploi. Les responsables de la société, la famille De Wilde, voulaient vendre l'entreprise et espéraient en tirer 15 millions d'euros environ pour financer un procès en corruption.

CO.BR.HA

Résultats semestriels, à 17h45

ROSIER

Offre de reprise de Borealis à 203,38 euros par action, jusqu’au 4 octobre

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