Wall Street rebondit au terme d'une séance hésitante, dominée par Dubaï

Bruxelles (L'Echo) - Les Bourses européennes ont clôturé en nette baisse ce lundi, les investisseurs restant sur la défensive en attendant l'issue de la crise financière de Dubai, en dépit de l'intervention de la banque centrale des Emirats Arabes Unis (EAU) et de la clôture en hausse des marchés asiatiques. L'ouverture négative de Wall Street n'a pas eu beaucoup d'influence sur les marchés.

Le Bel 20 a suivi la tendance, piquant du nez après avoir goûté aux joies de la hausse pour finalement se retrancher de 1,45% à 2.421,29 points. Les banques étaient particulièrement nerveuses dans le climat d'inquiétude sur l'impact de la crise de Dubaï. Après avoir dépassé les 3% de hausse, l'action KBC a terminé la séance sur un recul de 2,26% à 29,64 euros. Bien qu'il ait dominé le Bel 20 pendant une grande partie de séance, Le titre Ackermans & van Haaren a fini en retrait de 0,16% à 50,89 euros. UBS a relevé sa recommandation sur le titre de "neutre" à "acheter".

GDF Suez, qui a joué pour beaucoup dans le recul de l'indice de référence, a rétrogradé de 2,57%. Le président de l'entreprise italienne de services collectifs Acea s'est dit "modérément optimiste" sur les chances d'un accord sur la réorganisation de son partenariat avec GDF Suez. Giancarlo Cremonesi a également dit envisager une alliance avec l'italien Snam Rete Gas pour faire une offre sur le réseau de distribution de gaz romain.

Sur le marché continu, Option a dégringolé de 9,27% à 1,37 euro après l'annonce d'une augmentation de capital dilutive pour les actionnaires. Et Hamon a laissé s'échapper 0,36% alors que le groupe industriel continue à afficher de bons résultats pour le troisième trimestre 2009.

Ailleurs en Europe, la tendance était également baissière mais a été compensée par la bonne tenue du compartiment automobile. Amsterdam a lâché 1,17%, Paris 1,11%, Londres 1,05% et Francfort 1,05% également.

Du côté des statistiques du jour, notons que les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté pour la première fois depuis sept mois en novembre, un signe de la reprise économique en cours, selon une première estimation de l'Office européen des statistiques. Les 16 pays de la zone euro ont connu une inflation de 0,6% en novembre par rapport au même mois de l'année dernière, après un recul de 0,1% en octobre.

Enfin sur le marché des changes, l'euro reprend un peu de terrain face au billet vert, évoluant au-dessus de la barre de 1,50 dollar. Et par effet inverse au dollar, le pétrole est en légère hausse également, au-dessus des 77 dollars pour le Brent.

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