Wall Street reprend son souffle

Les indices new-yorkais ont terminé la séance en ordre dispersé mais proche de l'équilibre après trois séances tumultueuses. Les résultats relativement bons des bancaires n'ont pas suffi à compenser la chute des cours du pétrole, qui a plombé le secteur de l'énergie.

La Bourse de New York a regagné une partie du terrain perdu au cours des trois dernières séances dans le sillage de la première grande salve de résultats mais a fini la séance sur une note stable, grevé par le  secteur de l’énergie et la chute des cours du pétrole. Le Dow Jones a lâché 0,02% tandis que le Nasdaq a gagné 0,32%.

Le marché tente de reprendre son souffle après la chute des derniers jours”, a commenté Peter Cardillo de Rockwell Global Capital. Chahutée par les inquiétudes sur la croissance mondiale, les indices ont traversé de fortes turbulences et, fait remarqué par les investisseurs, le S&P 500 a clôturé lundi pour la première fois depuis novembre 2012 sous la moyenne des 200 derniers jours.

Les comptes trimestriels dévoilés mardi étaient contrastés dans le secteur bancaire avec Citigroup (+2,8%) publiant des chiffres meilleurs que prévu, Wells Fargo (-1,1%) restant conformes aux attentes et JPMorgan Chase (-0,9%) décevant les analystes.

Le groupe informatique Intel a de son côté communiqué ses résultats après Bourse.

Les bourses européennes soutenues par les résultats américains

La plupart des Bourses européennes ont terminé en hausse ce mardi, malgré une ouverture dans le rouge. Dans la matinée, la publication d’un recul à -3,6 en octobre de l’indice ZEW avait fortement déprimé les marchés, déjà inquiets quant à la conjoncture économique mondiale. Mais le rebond à Wall Street a permis aux investisseurs de reprendre leur souffle. Cependant, toute hausse du marché apparaît comme très fragile, alors que "les signaux négatifs s’accumulent depuis plusieurs semaines et la situation actuelle en zone euro, et plus particulièrement le net ralentissement de la dynamique allemande", constituent un "facteur majeur de correction", note Alexandre Baradez, analyste chez IG France. Le CAC 40 a terminé en hausse de 0,23%, le Footsie britannique a gagné 0,42% et le Dax allemand 0,15%.

Les secteurs des technologies (+ 1,35%) et des ressources de base (+ 1,39%) ont mené la hausse.

À Paris, Iliad (maison mère de Free) s’est distingué en terminant en tête du SBF 120 (+ 9,57% à 171,10 euros). Les investisseurs ont accueilli avec soulagement l’abandon de son projet d’acquisition, jugé risqué, de T-Mobile US après des échanges avec Deutsche Telekom et certains représentants du conseil d’administration de T-Mobile US.

Les autres acteurs du secteur ont été tirés à la hausse, comme Bouygues (+ 4,59%), ou Orange (+ 3,04%).

À l’inverse, les compagnies pétrolières britanniques ont continué de payer de leur côté le déclin continu des cours de l’or noir, qui ont atteint de nouveaux minimums depuis décembre 2010 à Londres. Tullow Oil a cédé 2,08%, Shell 0,84% et BP 1,23%.

À Francfort, Daimler (+ 3,69% à 58,79 euros) a soutenu le Dax après la publication inopinée d’une partie de ses chiffres du troisième trimestre, témoignant de la bonne performance opérationnelle de sa division Mercedes-Benz Cars.
La Bourse d’Athènes (Athex) a clôturé mardi en forte baisse, de 5,70% à 948 points, son plus bas niveau depuis septembre 2013. L’indice des banques a perdu 7,08%. Sous tutelle depuis 2010, la Grèce souhaite s’affranchir du programme du FMI plus tôt que prévu.

Rouge toujours à la Bourse de Bruxelles

La Bourse de Bruxelles peine à rebondir. Le Bel 20 poursuit sa descente inlassablement, étant même passé au cours de la séance sous la barre symbolique des 3.000 points. L’indice belge a finalement abandonné 0,14% à 3.015,37 points.

Citigroup a abaissé sa note sur Belgacom (-1,16% à 26,49 euros) à "vendre". Les analystes estiment que le changement de stratégie effectué par Dominique Leroy a maintenant été intégré dans le cours. Ce qui explique la surperformance (+ 30%) de l’entreprise télécom belge par rapport au reste du secteur.

Citigroup estime aussi que la taxe wallonne de 8.000 euros par antenne GSM — qui doit encore être validée par le Conseil d’État — pourrait peser sur les résultats de Belgacom.

A contrario, Citigroup est passé à l’achat sur Mobistar (+ 1,22% à 14,52 euros). En cause, l’atténuation de la baisse des résultats et les rumeurs de rachat.

Côté marché élargi, Jefferies a démarré le suivi d’Ablynx (+ 5,62% à 8,05 euros) à "acheter". L’analyste Peter Welford est particulièrement optimiste en ce qui concerne le caplacizumab. Selon lui, ce produit contre les maladies du sang, "largement négligé par les investisseurs", pourrait être commercialisé fin 2017. Et ses ventes pourraient rapporter 400 millions de dollars. L’objectif de cours est fixé à 15 euros. Soit un potentiel de hausse de 97% sur base du cours de clôture de lundi (7,62 euros).

Au lendemain de l’annonce du départ de Joop Janssen, CEO d’EVS (-0,02% à 24,80 euros), KBC Securities a changé de point de vue. Le broker a fixé un nouvel objectif de cours à 29 euros (contre 38 euros précédemment). En cause, "le marché des serveurs, qui ne montre pas de signes de stabilisation, la croissance continue des dépenses d’exploitation (ou OPEX)" et "parce que l’incertitude concernant le nouveau directeur général va continuer à peser sur le cours de l’action". Le conseil reste toutefois à "conserver".

 

A l'agenda ce mercredi 15 octobre


- Chine: inflation

- Allemagne: inflation septembre

- Zone euro: pas de décision sur les taux attendue à la BCE

- USA: prix à la production, ventes au détail et Livre beige de la Fed

- Résultats: Rio Tinto, SKF

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