Wall Street se réveille, l'Europe s'embourbe

La Bourse de New York a fini en hausse ce mercredi à l'issue d'une séance volatile, soutenue par une nette accélération de la croissance dans les services en juin. Les Bourses européennes ont en revanche encore bu la tasse, nerveuses à cause du Brexit.

Wall Street

Wall Street était hésitante une bonne partie de la séance naviguant autour de l'équilibre en attendant la publication des Minutes de la Fed. Se démarquant des marchés mondiaux plutôt déprimés face aux inquiétudes liées au "Brexit", les indices ont alors clairement choisi le vert, pariant sur une prolongation du statu quo opéré par la Fed en juin dernier. Le Dow Jones s'est rapproché des 18.000 points à la faveur d'un rebond de 0,44%. Le S&P500 a progressé de 0,54%, terminant à moins de 1 longueur des 2.100 points. Quant au Nasdaq, il a gagné 0,75% pour dépasser les 4.850 points.

Parmi les éléments de soutien à Wall Street, un indice a témoigné d'une franche accélération de l'activité dans les services américains en juin, alors que les investisseurs n'ont guère semblé réagir à l'annonce d'une aggravation du déficit commercial US le mois précédent. Des groupes liés à l'or profitaient aussi du fait que les cours du métal jaune soient au plus haut depuis début 2014, comme le producteur Newmont Mining. Il s'est adjugé 2,58% à 41,42dollars.

En Europe

Les Bourses européennes cédaient encore du terrain mercredi, souffrant toujours d'un accès de nervosité lié aux incertitudes consécutives au Brexit, dont les premières conséquences se manifestent dans l'économie financière. Depuis lundi, six fonds immobiliers britanniques ont été gelés pour pallier l'afflux des demandes de retraits. Par ailleurs, le secteur bancaire subissait le contrecoup des déboires des banques italiennes, percluses de créances douteuses. L'Eurostoxx 50 a cédé 1,83%.

→ A Paris, L'indice CAC 40 a perdu 1,88% à 4.085,30 points. Le secteur bancaire a encore été pénalisé, à l'image de Société Générale (-1,46% à 26,40 euros), Crédit Agricole (-2,15% à 7,10 euros) et BNP Paribas (-1,94% à 38,36 euros). Le secteur automobile est resté aussi mal en point avec Peugeot (-1,46% à 10,47 euros) et Renault (-1,79% à 65,36 euros).

→ L'indice Dax de la Bourse de Francfort a reculé de 1,67% à 9.373,26 points, fragilisé également par un indicateur industriel décevant. La Deutsche Bank, dont la capacité à redresser la rentabilité est mise en doute, a dévissé de 5,56% à 11,54 euros. Commerzbank a lâché 3,60% à 5,38 euros.

→ A Londres, l'indice FTSE-100 a cédé 1,25% à 6.463,59 points. Les actions des groupes de construction ont poursuivi leur descente aux enfers, à l'instar de Barratt Developments (-5,05% à 332,60 pence), Taylor Wimpey (-4,45% à 115,90 pence) et Persimmon (-3,23% à 1.289 pence). Les banques Lloyds Banking Group et RBS ont chuté de 6,80% à 47,55 pence et de 6,06% à 148,90 pence tandis que l'assureur Aviva a abandonné 6,15% à 352,5 pence.

→ L'indice Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a reculé de 1,46% à 3.236,01 points. La banque belge KBC a le plus souffert (-3,59% à 40,01 euros), le métallurgiste Bekaert étant l'unique valeur dans le vert (+0,22% à 39,08 euros).

Les valeurs à suivre

L'agenda du jeudi 7 juillet

→ Economie/finance

Allemagne

  • 8h Production industrielle / mai

Royaume-Uni

  • 10h30 Production industrielle / mai

Allemagne

  • 13h30 Compte-rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE du 2 juin

Etats-Unis

  • 14h15 Enquête ADP sur l'emploi privé / juin

    → Entreprises

→ Entreprises

Royaume-Uni

  • Marks & Spencer / point sur l'activité

Etats-Unis

  • PepsiCo / résultats T2

Belgique

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