Wall Street surfe sur la vigueur de l'économie américaine

Wall Street a fait fi de l'entrée en vigueur de coupes budgétaires drastiques aux Etats-Unis pour ne retenir que les bonnes nouvelles sur la vigueur de l'économie du pays. Le Dow Jones a gagné 0,25%à 14.089,66 points. Il faut remonter au 12 octobre 2007 pour trouver pareil niveau. Le Nasdaq a gagné 0,30% à 3.169,74 points et le S&P 500 0,23% à 1.518,20 points.

Les restrictions budgétaires qui doivent entrer en vigueur dans la journée, faute d'un compromis entre démocrates et républicains, vont coûter des emploi" aux Etats-Unis et avoir un impact sur l'économie, a averti le président Barack Obama. Mais cette possibilité, évoquée depuis le début de l'année, avait déjà été largement anticipée par le marché et n'a pas surpris les investisseurs. Ceux-ci se sont concentrés sur les bonnes nouvelles, en particulier une hausse inattendue de l'activité des industries manufacturières dans le pays en février, qui est revenue à son niveau le plus haut depuis juin 2011, et une amélioration du moral des ménages.

De plus, même si les revenus des Américains ont reculé en janvier pour la première fois en quatorze mois, leur chute atteignant un niveau sans précédent en vingt ans, leur consommation s'est légèrement accélérée sur la même période.

Côté valeurs, la chaîne électronique Best Buy, en difficultés, a gagné 4,57% à 17,16 dollars après avoir publié un chiffre d’affaires et un bénéfice meilleurs que prévu. La chaîne textile Gap profitait aussi de résultats supérieurs aux prévisions pour gagner 2,89% à 33,87 dollars. Enfin, Groupon a gagné 12,58% à 5,10 dollars après le limogeage de son patron, Andrew Mason

L’Europe sous le choc italien

En Europe, les actions ont encaissé le choc politique en Italie, en s’appuyant sur le soutien offert par les politiques monétaires accommodantes des banques centrales américaine et européenne.

Au terme de cinq séances mouvementées, les actions européennes ont stagné au même niveau que la semaine précédente. L’indice Stoxx 600 a grignoté 0,2% à 289,02 points. Depuis le début de l’année, la progression du baromètre s’élève à 3,3%. Mais au niveau national, 11 des 18 indices de l’Europe occidentale ont cédé du terrain, parmi lesquels le Cac 40 parisien. La pire tenue revient naturellement à l’indice de la Bourse de Milan, -3,4%. Les valeurs bancaires y ont le plus souffert, -14% pour Mediobanca et -7,7% pour Intesa Sanpaolo.

Après des législatives qui n’ont pas permis de dégager une majorité claire, l’Italie était toujours dans le flou vendredi, suscitant l’inquiétude de l’Europe. La menace d’une instabilité politique dans ce pays fragile économiquement a surtout fait vaciller les places financières mardi.

"Les marchés continueront d’observer les développements politiques en Italie, à la recherche de signes montrant que les partis mal assortis sont proches de la formation d’un gouvernement", indiquait-on chez Capital Economics.

Les places boursières ont aussi résisté à l’incertitude politique grâce au soutien des banques centrales. Le président de la Fed, Ben Bernanke a confirmé cette semaine le maintien de sa politique monétaire ultra-accommodante. Un maintien imité par Mario Draghi. A suivre jeudi.

Le Bel 20 remercie UCB

Notre indice de référence ne parvient pas à sortir de la marge qu’il occupe depuis le début de l’année. Le Bel 20 a cédé 0,16% à 2.550 points, poussé à la faute par la baisse de 13 composants.

Valeur phare de cette semaine suite à des résultats UCB a vu son cours s'apprécier de 4,25% à 45,635 euros. Ce mouvement a offert au Bel 20 7,45 points d'indice. UCB a longtemps souffert de l'expiration de brevets, mais l'exercice 2012 met fin à cet impact. D'ailleurs, les ventes des nouveaux produits) ont été telles qu'elles ont poussé les résultats légèrement au dessus des attentes du marché. Les investisseurs n'ont pas manqué de souligner que le bénéfice par action a copieusement gonflé, grâce notamment à des réductions d'impôts. Les retombées fiscales de 2012 affaiblissent toutefois les perspectives de croissance du dit bénéfice pour l’année en cours. Quant au dividende, il s’élèvera à 1,02 euro, contre 1 euro l’an dernier. L’évolution du coupon s’avère symbolique certes, mais envoie un signal positif aux marchés. Cela augmente la visibilité sur le fait qu'UCB remplit ses objectifs en termes de revenus et de marges et ce, indépendamment du contexte économique.

En queue de l'indice, l'action GDF Suez a perdu 3,47% à 14,18 euros, l'équivalent de 7,572 points de moins pour le Bel 20. Les résultats présentés par l'énergéticien cette semaine étaient globalement décents, tout comme l’annonce du maintien du dividende à 1,5 euro. Il convient de signaler que GDF a quand même dû amortir pour 2 milliards d'euros d'actifs en Europe, ce qui a effacé plus de deux tiers du bénéfice net du groupe. En outre, le management ne promet pas la lune dans ses prévisions pour 2013-2014. GDF Suez mise sur des investissements sur les marchés émergents et capitalise sur le redémarrage de Doel 3 et Tihange 2 chez nous, ainsi que sur la révision à la hausse des tarifs du gaz en France.

Belgacom a endossé le rôle du trouble-fête ce vendredi en essuyant en session la plus importante correction depuis son entrée en Bourse (-9,6%). L’action heureusement réduit ses pertes en clôture, ramenant sa baisse hebdomadaire à -2,88% pour 20,21 euros. Ce qui vaut tout de même 3,625 points d’indice. Dépréciation imputable au flou qui entoure le dividende de l’opérateur historique. Les actionnaires, en ce compris l'Etat belge, n'ont qu'une question en bouche: quand Belgacom réduira son dividende? Car un groupe qui enregistre un bénéfice net de 711 millions d'euros et affiche un cash-flow de 691 millions semble difficilement capable d’offrir un dividende à 800 millions d’euros.

Agenda

Lundi 4 mars

Economie/finances

Japon

Audition par les députés de Haruhiko Kuroda, candidat proposé par le gouvernement pour la présidence de la Banque du Japon

Zone euro

- Réunion de l'Eurogroupe

- Indice Sentix zone euro, mars, à 10h30

- Prix à la production zone euro / janvier, à 11h00

Entreprises

Belgique

- Duvel Moortgat: offre de reprise par Fibemi et Hop!nvest au prix de 95 euros par action. Jusqu’au 12 mars à 16h

- I.R.I.S.: offre de reprise par Canon Europe au prix de 44,50 euros par action. Jusqu’au 20 mars

Grande-Bertagne

- HSBC: résultats annuels

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés