Wall Street surmonte les inquiétudes

La Bourse de New York ne s’est pas laissée trop impressionner par les inquiétudes européennes sur la crise de la dette publique et la faiblesse du secteur technologique.

Après avoir repris un peu de hauteur en début de séance ce mardi, au lendemain d'un plus bas de 8 semaines, les marchés d'actions ont à nouveau cédé au doute sur les places européennes. L'aide financière apportée à l'Irlande par ses partenaires européens "fait gagner du temps", mais ne résout pas les problèmes du pays, a estimé le chef du fonds Pimco, un gros investisseur en obligations d'Etat, dans un entretien au quotidien "Handelsblatt" publié mardi.

L'euro s’orientait à la baisse mardi, perdant près de 8% de sa valeur contre le billet vert ce mois-ci, après être brièvement tombé sous 1,30 dollar (1,2969 USD vers 14h30) pour la première fois depuis la mi-septembre. La monnaie unique se dépréciait également face à la devise nippone à 108,85 yens contre 110,56 yens la veille, après être tombé à 108,35 yens, un plus bas depuis le 15 septembre.

Les responsables politiques et monétaires européens ne parviennent plus semble-t-il à enrayer la tendance de marchés qui testent leur détermination à aider financièrement des pays endettés. Mais ce ne sont désormais plus uniquement les pays périphériques qui sont attaqués puisque les coûts d'emprunt de la Belgique et de la France ont également augmenté.

Les investisseurs américains et britanniques ont nettement réduit leur exposition aux obligations de la zone euro ce mois-ci, privilégiant les marchés d'actions, en dépit de leur faiblesse.

Les spreads des obligations à 10 ans espagnoles , italiennes et belges par rapport aux obligations allemandes de même échéance ont atteint leur plus haut niveau depuis la création de l'euro en janvier 1999, et le coût de l'assurance contre l'insolvabilité de ces Etats a également grimpé.

Le Dax de la Bourse de Francfort a clôturé en baisse de 0,14% à 6.688,49 points, des indicateurs américains positifs n'ayant pu compenser l'inquiétude ambiante sur la dette en zone euro. A Londres, l'indice Footsie-100 des principales valeurs a perdu 22,68 points, soit 0,41% par rapport à la clôture de lundi, à 5.528,27 points. L'AEX amstellodamois s'est déprécié de 0,69 % à 327,41 points. Le CAC 40 a terminé en baisse (-0,73%), juste au-dessus des 3.600 points (3.610,44 points), de nouveau pénalisé par le secteur bancaire.

Dans ce contexte, l'indice paneuropéen DJ Stoxx 600 a relâché 0,13 % à 261,83 points, enregistrant sa première chute en rythme mensuel (-1,55 %) depuis le mois d'août dernier. Les valeurs des assurances ont signé les reculs sectoriels les plus importants, avec un repli de 1,38 % pour l'indice DJ Stoxx 600 de référence. A l'inverse, les valeurs liées aux producteurs de matières premières (+1,10%) ont emmené les meilleures progressions sectorielles.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 est retombé de 0,60 % à 2.506,13 points. Les financières étaient évidemment en berne. Ageas a corrigé de 2,98 % à 1,76 euro après avoir perdu 6 % en séance, signant ainsi sa plus longue série baissière depuis six mois. Dexia a abandonné 3,82 % à 2,82 euros tandis que KBC a rétrogradé de 1,73 % à 27,02 euros. Colruyt, qui publie ses résultats après Bourse ce mardi, a gagné 0,39 % à 38,49 euros.

 

Wall Street n'a pas cédé aux inquiétudes

La Bourse de New York ne s’est pas laissée trop impressionner par les inquiétudes européennes sur la crise de la dette publique et la faiblesse du secteur technologique. L'indice Dow Jones a même réussi à prendre un temps la direction du vert, pour finalement perdre -0,42%, à 11006,10. Le Nasdaq a terminé plus franchement dans le rouge: -1,07% à 2498,23.

La tonalité du marché a été adoucie par des indicateurs encourageants, du côté de l'activité dans la région de Chicago et de la confiance des consommateurs.

Le secteur de l'énergie, fort attaqué en matinée, emmenait la tentative de rebond du marché, soutenu par la hausse du groupe pétrolier ExxonMobil (+0,16% en clôture) mais aussi et surtout du constructeur d'engins mécaniques Caterpillar (+1,11% à 84,60 dollars en clôture).

Le titre Google, lui, a ouvert en baisse et poursuivi sa chute jusqu’à -4,54% (555,72 USD). En effet, la Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pour abus de position dominante dans le domaine de la recherche en ligne.

L'action du groupe de moteurs industriels Baldor Electric était en hausse spectaculaire de 40,35%, portant le cours à 63,31 dollars, proche du niveau proposé par une offre de rachat soumise par ABB.

La chaîne de librairies Barnes & Noble a terminé en forte baisse de -5,72% à 14,02 dollars, après avoir annoncé une  perte triemestrielle plus élevée qu'attendu, ainsi qu'un chiffre d’affaires en deçà des attentes.

 

Agenda

Etats-Unis:

- Chiffres ADP de l’emploi dans le secteur privé novembre (14h15)

- Productivité au 3T, 1ère estimation (14h30)

- Dépenses de construction sept. (16h)

- Indice ISM de l’activité manufacturière nov (16h)

- Stocks hebdo de pétrole brut aux USA (16h30)

- Publication du Livre Beige de la Fed (20h)

- Intervention de Janet Yellen, gouverneur de la Fed, sur le thème: "Responsabilité budgétaire et rééquilibrage mondial" (15h10)

 

Chine:

- Indices des directeurs d’achat (PMI) novembre

 

Japon:

- Immatriculations des véhicules neufs novembre

 

Grande-Bretagne:

- Baromètre Nationwide des prix immobiliers

 

Irlande:

- chômage novembre

 

 

Valeurs à suivre

- Epiq: offre de rachat par Elex à 1,75 euro par action. L’offre court jusqu’au 3 décembre.

- Warehouses Estates Belgium: augmentation de capital avec droit de préférence. Dernier jour.

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