Wall Street termine la semaine dans le rouge profond

Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse ce vendredi, les inquiétudes sur la santé de l'économie mondiale et la situation en zone euro ayant été aggravées par la démission du chef économiste de la BCE, Jürgen Stark. Quelques heures plus tard, Wall Street a également clôturé sur un très fort recul, dans le sillage des marchés européens.

Les Bourses européennes ont ponctué la semaine sur un sérieux manque de conviction. Soutenus ni par le méga-plan de relance américain pour l'emploi ni par le discours de Ben Bernanke, les indices ont creusé leurs pertes dès la matinée, dans la foulée du net recul des valeurs bancaires. Le compartiment - qui cède 4,9% selon l'indice DJ Stoxx 600 de référence - a d'abord accusé "l'effet Lagarde". Celle-ci a déclaré qu'une crise de liquidités n'était pas à écarter et que certaines banques avaient besoin de fonds propres supplémentaires. La directrice générale du Fonds monétaire International (FMI) a également appelé les économies avancées à stimuler la croissance par tous les moyens.

Les banques ont ainsi concentré toutes les craintes du marché : risques sur leurs expositions dans les pays en difficultés (Grèce, Italie, Espagne), inquiétudes sur le ralentissement de la croissance mondiale et rumeurs sur leur santé financière et sur d'éventuels besoins de recapitalisation. La Banque centrale européenne avait indiqué jeudi ouvrir les vannes des liquidités aux établissements bancaires. "C'est une bonne nouvelle mais cela peut être aussi interprété comme l'illustration des difficultés des banques au niveau de leurs fonds propres", a souligné un gérant de fonds chez Barclays Bourse.

A cela s'est ajouté un nouveau coup de semonce pour le système bancaire européen: le chef économiste de la BCE, l'Allemand Jürgen Stark, a décidé de démissionner de ses fonctions. Stark, dont le poste est l'un des plus importants de l'institution monétaire, a exprimé à plusieurs reprises son opposition au programme de rachat d'obligations publiques mené par la BCE pour soulager les pays les plus fragiles de la zone euro. Ces dissensions l'auraient poussé vers la sortie.

Dans ce contexte, l'indice Stoxx 600 a abandonné 2,36% à 225,04 points. A la Bourse de Francfort, l'indice Dax 30 a chuté de 4,04% à 5.189,93 points. Sur le marché parisien, l'indice Cac 40 a corrigé de 3,60% à 2.974,59 points. A Amsterdam, l'indice AEX s'est replié de 2,57% à 276,10 points. A la Bourse de Londres, l'indice Footsie a cédé 2,35% à 5.214,65 points.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 s'est délesté de 3,24% à 2.117,82 points, dans un marché qui a vu Dexia et KBC reculer de l'ordre de 7,09 et 5,51%. Solvay a perdu le plus (-7,11%) et Mobistar était le seul titre en hausse (+0,64%). Hors Bel 20, Alfacam a bondi de plus de 11% en séance, après l'annonce d'un contrat en Arabie Saoudite. Le titre a finalement réduit ses gains à 8,09% à 4,01 euros.

 
La Bourse de New York a fini en baisse 2,69%, l'indice Dow Jones des 30 industrielles cédant 303,68 points à 10.992,13 en raison des divergences réapparues au sein de la Banque centrale européenne (BCE) au sujet d'un des principaux outils de lutte contre la crise de la dette de la zone euro.

Le S&P-500 , plus large, a perdu 31,67 points, soit 2,67%, à 1.154,23. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 61,15 points (-2,42%) à 2.467,99.

A L'AGENDA

Asie

  • Marchés fermés en Chine, en Corée du Sud, à Taiwan Zurich

Suisse

  • Réunion de la Banque des règlements internationaux (BRI)

Autriche

  • Rapport mensuel de l’Opep sur la demande pétrolière mondiale

 

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