AvH et la famille D'Ieteren ont investi dans Epics

Le sociétaire de l’indice Bel 20 et le holding privé des familles D’Ieteren et Périer se sont alliés pour injecter 2,5 millions d’euros dans la biotech fondée par les anciens dirigeants d’Ogeda.

Lors de sa dernière augmentation de capital en décembre 2018, la biotech Epics Therapeutics a accueilli deux nouveaux investisseurs qui étaient restés, jusqu’ici, sous les radars. Il s’agit de SPDG (Société anonyme de participation et de gestion) et de la Sofinim. La première est un holding familial appartenant aux D’Ieteren et aux Périer qui, entre autres missions, "porte" une participation de 25,1% dans le groupe D’Ieteren. Elle gère par ailleurs un portefeuille de participations diversifiées dans des secteurs comme la mobilité, les villes intelligentes ou l’immobilier. La deuxième est une filiale de venture capital du holding Ackermans & van Haaren (AvH).

Les deux groupes se sont réunis pour cet investissement commun en créant une joint-venture spécifique, comme cela nous a été confirmé au siège de SPDG. Baptisée Bio Cap Invest, cette nouvelle société a été dotée d’un capital social de 2,5 millions d’euros.

Le précédent d’Ogeda

Et il nous revient que ce montant correspond à celui que les deux partenaires ont investi dans Epics: ils ont donc souscrit 2,5 des 14 millions d’euros levés par la biotech au moment où elle a racheté des actifs d’Ogeda au groupe pharma japonais Astellas. SPDG a déboursé un peu plus que Sofinim: elle a pris 1,5 million à son compte, pour 1 million à Sofinim. Les deux sociétés sont donc venues compléter la liste des actionnaires d’Epics, qui comptaient déjà, entre autres, les holdings publics SRIW et SFPI, les fonds spécialisés Fund+ et Newton BioCapital, Sambrinvest, BNP Paribas Fortis Private Equity ainsi que quelques investisseurs privés tels que Pierre Drion.

En montant au capital d’Epics Therapeutics, une biotech qui a pour projet de développer une nouvelle classe de médicaments contre le cancer, SPDG a indirectement renoué avec un secteur qu’il avait déjà exploré. Le holding des familles Périer et D’Ieteren figurait en effet parmi les heureux actionnaires d’Ogeda, lorsque celle-ci a été revendue pour 800 millions à Astellas, dont un demi-milliard acquitté immédiatement et le solde en fonction de la réalisation d’objectifs étalés dans le temps.

Dans ses comptes annuels 2016-17 et 2017-18, SPDG, qui possédait un peu moins de 1,5% des actions d’Ogeda, a enregistré des plus-values de 5,6 et 4,7 millions sur cette opération, soit 10,3 millions au total.

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