Jan de Nul transporte le sable pour la réfection de la plage de Cannes

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Cannes fait peau neuve. Des pelleteuses ont pris possession de la célèbre Croisette pour refaire la plage. C’est le groupe belge de dragage Jan de Nul qui est chargé, avec un partenaire français, de transporter le sable par la mer depuis le port de Toulon.

A Cannes, à quelques mois du 71e Festival de cinéma, des pelleteuses ont pris possession de la célèbre Croisette pour refaire la plage et l'agrandir pour les baigneurs, mais aussi pour une vingtaine de restaurateurs triés sur le volet et visant une clientèle de congressistes et de stars.

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Sur cette plage de la Côte d'Azur française, longeant sur plus d'un kilomètre l'un des plus célèbres boulevards du monde, ses palmiers, ses palaces et ses boutiques de prestige, il ne restait par endroits qu'une maigre bande de sable de 5 à 15 mètres de large. "L'objectif, c'est d'en avoir 30 à 40 mètres", explique Philippe Bazin, un responsable de la société de travaux publics Tama.

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Derrière lui, vedette d'un jour, une canalisation flottante de 300 à 400 mètres de long joue les premiers rôles: le tuyau, relié à une barge positionnée en mer, recrache 5.000 m3 de sable à l'heure, l'équivalent de 200 camions, dans un fracas assourdissant.

C’est le  groupe belge de dragage Jan de Nul qui est chargé, avec un partenaire français, de transporter le sable jusqu’à cette barge depuis le port de Toulon. Du sable qui provient d’une carrière de la région.

Là où pendant le Festival de cinéma, tout n'est que luxe, cocktails et célébrités, des engins de terrassement sont à la manoeuvre depuis novembre pour étaler 85.000 m3 de sable clair, l'équivalent de 4 à 5 piscines olympiques, livrés depuis une carrière de la région de Toulon, dans le sud-est de la France.

Exceptionnelle par son volume, cette opération de rechargement en sable, d'un coût de plus de 10 millions d'euros, n'est pas inédite à Cannes.

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Haut de gamme

Né avec le Festival, le mythe de la Croisette, qui fait la fortune de l'économie cannoise et de son activité de congrès, est en fait largement bâti sur une plage artificielle, créée de toutes pièces au début des années 1960 pour attirer les touristes et protéger la route des coups de mer.

"Quand tout sera terminé, et avec les travaux engagés depuis une décennie dans les hôtels 4 et 5 étoiles, on aura une Croisette complètement redorée. Ce sera unique au monde!", salue Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois et propriétaire de la plage "Croisette Beach".

D'ici 2020, tous les établissements comme le sien seront rasés et reconstruits selon un strict cahier des charges, pour "plus d'harmonie et de continuité architecturale", indique Christophe Fiorentino, adjoint à l'urbanisme et au littoral à la mairie de Cannes. Cinq lots seront même supprimés pour respecter la loi qui impose de réduire le taux d'occupation du littoral de 75% à 50% à cet endroit.

"Il ne restera que 23 enseignes et il y aura environ 200 mètres de plage publique en plus. On a aussi travaillé sur les odeurs et le traitement des déchets, pour éviter la multiplication des sacs poubelle", dit-il.

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