240.000 euros pour la croissance d'Edebex

Les serial entrepreneurs à l'origine d'Edebex. ©© Edebex

La start-up bruxelloise, qui a développé une plateforme dédiée à la revente de créances de PME, reçoit un subside de 240.000 euros d'Innoviris.

Edebex, une start-up bruxelloise qui a créé une plateforme de revente de créances, vient de bénéficier d'un subside de 240.000 euros de l'Institut bruxellois pour la recherche et l'innovation, Innoviris. La société, créée par plusieurs serial entrepreneurs, dont Xavier Corman et Aissa Laroussi, a développé une plateforme électronique qui permet aux PME de revendre leurs créances, contre une commission d'environ 4%.

Gestion de trésorerie

"Le nombre d'entreprises qui sont en difficultés, voire font faillite simplement à cause de problèmes de retards de paiement en Belgique est effarant", explique le jeune Aissa Laroussi. "Notre outil est particulièrement utile pour les entreprises qui ont d'importants besoins en fonds de roulement et cela va jusqu'aux entreprises qui sont en réorganisation judiciaire".

Après une première phase de test quasi confidentielle d'un an, durant laquelle 2,5 millions d'euros de factures ont été écoulées, Edebex dépasse désormais le million d'euros chaque mois. En moyenne, il se passe 4 heures entre le dépôt de la facture sur le site et son rachat. Il faut dire que l'équipe d'Edebex dispose de profils de risques pour les acheteurs et vendeurs de créances, grâce à un partenariat avec l'assureur crédit Euler Hermes. Elle contacte en outre le débiteur, dans une démarche d'information. "Du côté des débiteurs, il s'agit d'ailleurs souvent de grandes entreprises ou d'administrations qui imposent d'importants délais de paiement et comprennent bien le procédé". Quant aux acheteurs, le système leur offre une solution de diversification des investissements "en sachant que d'après nos derniers calculs, l'on atteint un rendement de plus de 9% sur base annuelle", ajoute l'entrepreneur. En cas de défaut du débiteur, l'acheteur est remboursé à hauteur de 70 à 90% du montant, en fonction du profil de risque.

La société a en outre été récemment adoubée par la Banque nationale, qui lui a octroyé une licence lui permettant d'utiliser un compte tiers pour le paiement. "Cela évite aux débiteurs d'avoir à payer systématiquement sur des comptes différents, en fonction de la personne qui a racheté la facture". Les liquidités obtenues, seront utilisées pour muscler la plateforme et l'équipe commerciale.

Y.A.B.

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