Galant n'exclut pas d'imposer un service minimum par la loi à la SNCB

La ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant (MR), a indiqué hier à la Chambre que si les partenaires sociaux de la SNCB ne s'accordent pas sur un service minimum, elle l'imposerait.

Un menu copieux était à l'ordre du jour hier pour la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant (MR), attendue en commission de l'Infrastructure de la Chambre. Au total, les députés ont préparé pas moins de 73 questions. L'une d'entre elles, servie par le député Marco Van Hees (PTB), avait trait au service minimum.

La ministre libérale a indiqué que pour l'instant, elle laisse aux directions (SNCB, Infrabel, HR Rail) et aux syndicats reconnus (CSC-Transcom, CGSP-Cheminots, SLFP-Cheminots) le soin de négocier un accord social intégrant la mise en place d'un service minimum. Il doit faire partie du contrat de gestion. Mais, prévient-elle, en cas d'échec, elle prendra la main et proposera un projet de loi instaurant un service minimum.

Alain Zenner à Infrabel

Son cabinet nous a indiqué qu'elle ne fait que confirmer un engagement de la nouvelle majorité fédérale en la matière. Par ailleurs, la ministre Galant a fustigé hier le maintien du préavis de grève du Syndicat autonome des conducteurs de trains (SACT) pour les 31 mars et 1er avril. Celui-ci demande notamment une révision des primes ainsi qu'une revalorisation des carrières des conducteurs de train et du personnel de maîtrise-instruction-traction. Jacqueline Galant juge "irresponsable et disproportionnée" l'attitude du SACT, qui va paralyser le pays pour des exigences dont le coût s'élève à 40 millions par an. "Le SACT et HR Rail ont prévu des réunions. Les parties doivent continuer à se retrouver autour de la table. Je continue à dire que la seule solution passe par le dialogue", dit-elle. On apprenait d'ailleurs hier que la ministre de la Mobilité a nommé de nouveaux commissaires du gouvernement dans les instances du groupe SNCB, dont deux chez Infrabel (David Weytsman, Maxime Sempo), une à la SNCB (Françoise Demeuse) et un chez HR Rail (gestionnaire des ressources humaines du groupe SNCB). L'heureux élu pour HR Rail n'est autre qu'Alain Zenner, juriste réputé et ancien commissaire du gouvernement chargé de la Lutte contre la grande fraude fiscale. Tous sont étiquetés MR.

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