La Belgique sourit à Kiss Kiss Bank Bank

La plateforme de crowdfunding a trouvé ses fans en Belgique. Mais elle veut attirer davantage de projets issus des secteurs de l'innovation et des technologies.

La Belgique est de plus en plus dynamique dans les domaines des arts et du textile: créateurs de bijoux, de vêtements, musiciens, réalisateurs de courts-métrages se multiplient. Mais pour beaucoup, le financement de ces petits projets, bien souvent locaux, ne passe pas par les pouvoirs publics mais via des plateformes de crowdfunding.

Dans ce registre, le Français Kiss Kiss Bank Bank a fait son nid à Bruxelles et en Wallonie. "Au total, 180 projets ont été financés l'année dernière. Cela représente 360.000 euros, commente Edouard Meier, représentant Benelux. La plupart des projets sont liés à des domaines artistiques comme le spectacle vivant, l'audiovisuel, la musique, la mode et le design."

Concrètement, le porteur de projet fixe une durée, comprise entre 30 et 90 jours ainsi qu'un montant fixe. S'il n'a pas atteint son objectif de financement dans le temps imparti, les investisseurs éventuels sont remboursés. "Cela renforce la confiance dans le système. Le porteur de projet ne peut réaliser son projet que s'il a réussi à lever tout l'argent", explique Édouard Meier.

Petite commission

Sur le marché belge (essentiellement Bruxelles et la Wallonie), Kiss Kiss Bank Bank enregistre un taux de réussite de 55% en 2013, comparable à celui enregistré par la ville de Paris. "Lorsque vous dépassez la barre des 41% de votre objectif, vous réussissez dans 96% des cas, note Édouard Meier. Cela fait la différence entre ceux qui bougent et ceux qui ne le font pas assez".

Quand la levée de fonds est une réussite, Kiss Kiss Bank Bank prélève une commission de 5% sur le montant global. "On ne se rémunère qu'en cas de réussite à la fin du projet, insiste Édouard Meier. C'est le côté imbattable de notre plate-forme."

Grande croissance

En un an, le nombre de projets intégralement financés via Kiss Kiss Bank Bank ainsi que les revenus de la plateforme ont été multipliés par quatre. "Cela représente une croissance de près de 400%. Après Paris, Bruxelles est la ville la plus contributive en termes de projets. C'est notre deuxième marché", fait remarquer Édouard Meier.

En février prochain, Kiss Kiss Bank Bank va donc mettre un coup d'accélérateur à son développement en Belgique. "Nous allons lancer une version néerlandophone de la plateforme car nous sommes encore peu présents dans le nord du pays", commente Édouard Meier.

La plateforme entend également attirer davantage de projets issus des secteurs de l'innovation et des technologies. "Ce sont des secteurs dans lesquels on ne vient pas naturellement vers le crowdfunding. Il faut aller les chercher", conclut Édouard Meier.

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