Les entreprises US pointent le coût du travail en Belgique

Le gouvernement fédéral s'était engagé en novembre dernier à réduire de 3% les charges salariales d'ici 2019 dans son pacte de compétitivité. C'est bien mais peut mieux faire, dit la Chambre de commerce américaine (Amcham). Il faut dire que les élections approchent à grand pas et que cet objectif jugé bien modeste par l'Amcham pourrait en plus passer à la trappe.

Se basant sur une enquête menée fin 2013 auprès d'entreprises américaines basées en Belgique (318 membres de la chambre de commerce ont été contactés, 24% ont répondu), l'Amcham craint que "ce ne sera pas suffisant pour stimuler la croissance réelle alors que les entreprises (américaines en Belgique) indiquent souffrir d'un handicap salarial d'au moins 16% par rapport aux pays voisins" de la Belgique, peut-on lire dans son Baromètre 2014 publié hier.

Investissements sans emplois

Tout ce qui ressort de l'enquête n'est pas négatif pourtant. On y apprend ainsi que 24% des entreprises US présentes sur notre territoire comptent étendre leurs activités belges endéans les trois ans (16% veulent réduire la voilure et 60% évoquent un statu quo). Mais à peine 9,4% des entreprises qui comptent investir en Belgique s'engagent à créer parallèlement de l'emploi. Près de 40% d'entre elles annoncent déjà que ces investissements ne s'accompagneront pas d'embauches.

Enfin, pas moins de 78,1% des entreprises ayant participé à l'enquête de l'Amcham estiment que le climat des investissements se détériore en Belgique. C'était pire lors du dernier baromètre de l'Amcham, datant de 2011. A l'époque, 92% des entreprises avaient fait ce constat. La consolation est bien maigre cependant.

L'Amcham rappelle que 900 groupes américains sont actifs sur le territoire belge et qu'ils employent ensemble plus de 140.000 personnes. En 2012, leurs investissements cumulés s'élevaient à 53 milliards d'euros. C.M.

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