Moins de fraude bancaire en ligne, mais prudence!

La fraude bancaire par internet continue de faire des victimes. Au premier semestre, 183 cas ont été recensés pour un montant total net (à savoir, fonds récupérés déduits) de 317.000 euros.

Ces chiffres sont certes en recul par rapport aux 1.772 cas répertoriés sur l'ensemble de l'année 2013 et aux 1.003 cas de 2012. En extrapolant à l'ensemble à l'année, on arrive donc à une diminution de 80%.

"Les campagnes de Febelfin de 2012 et 2013 sur la sécurité de la banque en ligne ont clairement démontré que la sensibilisation porte ses fruits", explique-t-on au sein de la fédération financière.

On se souvient ainsi de ce petit film où un prétendu voyant dévoilant des informations privées à ses "victimes" grâce à des complices piochant dans les différents médias sociaux. Ou cette campagne où un homme s'immisce dans la vie de sa victime grâce aux renseignements trouvés sur internet et obtenus de celle-ci à son issu.

La fraude persiste

Néanmoins, Febelfin appelle encore et toujours à la vigilance. La fédération appelle le monde politique et les acteurs des différents secteurs économiques à une coopération "sans faille" pour réduire ce fléau à néant.

Elle lance ainsi une nouvelle campagne de sensibilisation, intitulée "En cas de doute, mieux vaut vous interrompre". En sous-titre sur l'affiche, on y lit "même pour des opérations bancaires en ligne, votre banque ne vous appellera jamais pour vous demander vos codes d'accès".

Febelfin rappelle aussi les principes de sécurité, tels que ne jamais dévoiler ses données et ses codes bancaires, même sur demande d'un courriel qui semble envoyé par la banque.

C'est le cas de la technique du "phishing" qui reste le système privilégié des fraudeurs. Prétextant le blocage imminent de votre compte, les fraudeurs vous envoient un mail vous demandant vos coordonnées bancaires. Une personne appelle ensuite pour obtenir vos codes secrets. Febelfin insiste sur le fait qu'aucune banque ne demande de telles informations.

Outre le phishing, 25% des cas fraudes sont dus aussi à des logiciels "malware".

La nouvelle campagne de Febelfin sera diffusée en télévision, sur les sites, dans les médias sociaux et aux guichets bancaires automatiques.

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