Nest'Up crée un hub wallon pour start-ups

Un bâtiment dédié, un fonds d'investissements, des structures d'accompagnement: Nest'Up fédère tout l'écosystème.

Nous l'avons déjà écrit, mais le constat se vérifie toujours plus: le petit monde des start-ups belges n'a de cesse de gagner en ambition, et en structure. En témoigne le nouveau projet de Nest'Up, cet accélérateur de start-ups installé à Mont-Saint-Guibert, près de Louvain-la-Neuve.

Outre les sessions de coaching intensives de trois mois que la structure offre déjà, Nest'Up a désormais créé un véritable camp de base pour les porteurs de projets, le CreativeSpark. Le bâtiment hébergera plusieurs dizaines de start-ups, des espaces de travail collaboratif, un labo de recherche,... Surtout, les fondateurs de Nest'Up et quelques nouveaux coaches se sont concentrés sur ce qui reste l'un des principaux problèmes pour les porteurs de projet: l'accès au cash.

Du cash, enfin

D'où la création du Lean fund, qui rassemble une quinzaine d'investisseurs privés et institutionnels qui injecteront du capital dès les premières phases de vie des entreprises. "C'est un moment critique, directement à la sortie des programmes d'accélération, et nous prévoyons d'investir 30.000 euros dans 5 à 7 projets par an, auxquels nous ajouterons 2 à 3 injections de 100.000 euros après 6 à 9 mois, une fois que certaines hypothèses ont été validées", explique Benoît Lips, serial entrepreneur et coach de Nest'up.

"Nous envisageons les investissements comme le travail de création d'une start-up: il faut être rapide, flexible et nous limiterons au maximum l'aspect administratif", ajoute Olivier Verbeke, cofondateur de Nest'Up. Le projet a attiré l'attention d'acteurs importants du private equity, qui pourront participer via un système de syndication des financements. Volta Ventures, qui s'appuie sur une enveloppe de 40 millions d'euros, ne trouve par exemple pas d'intérêt dans l'injection de moins de 250.000 euros. "On a donc noué un partenariat au terme duquel ils peuvent s'engager sur un investissement au tour suivant", ajoute Olivier Verbeke.

Des institutionnels comme Meusinvest, Start et la province du Brabant wallon sont également partenaires, ainsi qu'une série d'investisseurs privés français. "Le fonds en lui-même est piloté uniquement par des entrepreneurs experts dans la création de valeur plus que sa mesure", ajoute Benoît Lips. Parmi les autres grands noms qui ont rejoint le CreativeSpark, on notera la présence de Philippe Lemmens, ancien directeur d'Apple Benelux, du business résidentiel de Belgacom et cofondateur de Skynet.

Deux start-ups ont déjà bénéficié du soutien du Lean Fund: DoEat, qui propose des verrines intégralement comestibles, et Sharebox dont les services B2B autour du partage des passions des employés ont donné naissance à une émission avec la RTBF (1001 Belges).

Rue du Web

Entre-temps, les porteurs de projets ne seront pas abandonnés à leur sort, puisqu'un "Lean reactor" est aussi créé, qui permettra l'accompagnement des start-ups pendant 9 mois après la sortie du programme d'accélération. "Nous avons déjà levé 1,6 million d'euros, mais c'est appelé à croître très vite, nous recevons beaucoup de marques d'intérêt", ajoute Olivier Verbeke. Beaucoup de projets, axés autour d'un bâtiment unique, véritable hub pour les start-ups de la région. À tel point que la Rue du Web, collectif rassemblant une quinzaine de start-ups actives dans l'économie du web, ont décidé de rejoindre Nest'up au sein du bâtiment. Et au vu des projets dans le pipeline, de nombreuses autres pourraient suivre. Y.A.b.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect