Un institut dédié aux villes intelligentes à Liège

L'école de gestion de l'Université de Liège (HEC-ULg) inaugure aujourd'hui un "Smart City Institute". Objectif: favoriser l'émergence de projets concrets applicables en Belgique.

En ces temps de lutte contre le changement climatique, le concept de ville intelligente ("smart city"), qui doit permettre de répondre aux nombreux défis environnementaux de l'urbanisation croissante, entre progressivement dans les moeurs.

Une vingtaine d'universités du globe ont intégré à ce jour une unité dédiée à la problématique des villes intelligentes. Depuis 2006, l'École de Gestion de l'Université de Liège (HEC-ULg) et la société Accenture, spécialisée en conseil en management et en technologies, disposent d'une Chaire Accenture en Stratégie Durable. L'université liégeoise va aujourd'hui un cran plus loin en inaugurant le Smart City Institute. Ce partenariat associant l'ULg, la Ville de Liège et deux partenaires privés (Accenture et Belfius) s'articule autour de trois piliers: stimuler les projets de recherche sur les "villes intelligentes", travailler sur une étude spécifique en collaboration avec la Ville de Liège et doper l'entrepreneuriat dans ce domaine grâce au "Cily Lab", un incubateur à start-ups centrées sur ce créneau.

"Contrairement aux autres instituts universitaires qui se focalisent sur le développement de projets technologiques, nous favorisons une approche centrée avant tout sur la gestion économique des projets", explique Nathalie Crutzen, chargée de cours à HEC et directrice du Smart City Institute.

L'idée, à terme, est de favoriser la création de start-ups appelées à concrétiser des projets de gestion intelligente des milieux urbains qui soient économiquement viables. "Les projets technologiques déjà mis en place sont en général très beaux mais difficilement supportables sur le plan financier pour les villes belges, trop petites, souligne François Franssen, directeur stratégique chez Belfius. Le Smart City Institute doit précisément permettre de favoriser l'élaboration de solutions applicables en Belgique".

Un premier projet de gestion a déjà été lancé et un baromètre annuel des villes intelligentes est en cours de préparation. Les responsables du Smart City Institute ne désespèrent pas de voir émerger trois ou quatre projets concrets d'ici la fin de l'année académique, les meilleurs étant à terme appelés à générer une activité économique.

L'aspect économique d'une gestion durable des milieux urbains est clairement la priorité. "Les villes doivent pouvoir faire davantage avec moins d'argent, que ce soit au niveau des infrastructures, de la gestion de la mobilité ou de la transmission de données. Heureusement, la miniaturisation croissante fait que les technologies sont de moins en moins chères", souligne Bruno De Greef, directeur stratégique chez Accenture.

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