mon argent

"Des revenus confortables, certes. Mais nous vivons sans commettre d’excès."

"Suite à de sérieux problèmes médicaux, j'ai dû prendre ma pension à 53 ans. Revenu à un meilleur état de santé, après avoir fait de la distribution publicitaire en 2005 et 2006, je suis, depuis 2009, huissier audiencier au Tribunal du Travail de Liège. Pour deux raisons. La première est d’ordre intellectuel. Très actif durant toute ma carrière dans la fonction publique, j’ai ressenti dès ma guérison le besoin de retravailler. La seconde raison est financière. Ayant exercé plusieurs fonctions, je bénéficie de deux pensions d'un montant total net de 2.000 euros. Malgré cette somme non négligeable, cumulée au traitement net de 3.300 euros de ma femme, un revenu complémentaire nous est encore indispensable. Nous avons encore en effet des charges d'emprunts hypothécaires jusqu’en 2020. Le reste est absorbé par nos dépenses alimentaires, énergétiques et de véhicule, sans excès. Nous avons cependant choisi d’offrir à notre fille les frais de séjour et de minerval pour un master complémentaire en droit international à l'Université d'Edimbourg. Pour cela, nous avons renoncé à changer de véhicule et à des vacances. Je ne désespère pas non plus de trouver une activité complémentaire plus rémunératrice tout en ayant conscience que l’avenir de la fonction d’huissier audiencier, dont les prestations ont déjà été réduites en 2010, n’est plus assuré. Je dispose de comptes annuels détaillés qui prouvent que nos revenus mensuels, bien que confortables, ne nous permettent cependant aucun excès." St.R