Les marchands de l'Apocalypse climatique sont de retour

Le sommet pour le climat qui s’est tenu fin septembre à New York a été l’occasion de la plus grande "marche pour le climat" jamais organisée dans le monde. ©EPA

Et c’est reparti! Le raz de marée de la désinformation climatique est en route et, dans les jours, les semaines et les mois qui vont suivre, va nous submerger sous ses annonces cataclysmiques. Un véritable festival de terreur-fiction surréaliste nous attend.

Et pourtant, la période estivale avait été paisible: aucun zélote du brûlot mondial à l’horizon. Il faut dire que le temps, assez peu avenant, n’était guère propice aux élucubrations sur un hypothétique réchauffement climatique anthropique. Hélas, telles les hirondelles nous annonçant l’arrivée du printemps, la fin de l’été nous apporte les prédicateurs de l’apocalypse.

Le coup d’envoi de cette campagne d’endoctrinement à l’échelle mondiale a été donné par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Contrairement à son nom, l’OMM n’est pas un organisme scientifique mais bien une branche politique de l’ONU impliquée notamment dans la création du GIEC (Groupe Intergouvernemental pour l’Étude du Climat). Comme on s’y attendait de la part de cette institution, les conclusions du congrès qu’elle a organisé fin août à Montréal sont tout simplement dantesques.

Selon ces experts en divination assistée par ordinateurs, des vagues de 20 à 40 mètres viendront balayer les bateaux, le niveau des océans montera de 6 mètres à cause de la fonte des glaciers du Groënland, les turbulences aériennes vont au moins doubler, la température moyenne de la Terre va augmenter d’environ 2°C d’ici 2050 (certains disent même 5,6°C), les événements extrêmes vont augmenter et s’accentuer. Il y aura davantage de pluies plus fortes, de périodes de grands froids, de vagues de chaleur et de sécheresses intenses. Al Gore, grand gourou de l’hystérie médiatico-climatique n’aurait pas fait mieux!

Ban Ki-Moon, autoproclamé explorateur et climatologue

La seconde phase a commencé par une invitation de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, conviant les dirigeants politiques, d’entreprises, financiers et de la société civile, à participer à New York, au siège des Nations Unies, à un sommet sur le réchauffement climatique. Le but est simple: préparer le terrain pour arracher un nouvel accord contraignant de type Kyoto lors des négociations qui se tiendront à Paris en 2015. Il s’agit de politique, de pouvoir, de gouvernance mondiale et d’argent. De beaucoup d’argent. La science du climat n’a rien à voir là-dedans, si ce n’est qu’elle est déformée, dénaturée, corrompue et spoliée afin d’être utilisée comme instrument politique de pression et de persuasion.

Et Ban Ki-Moon, autoproclamé explorateur et climatologue d’ajouter, la larme à l’œil: "qu’il a constaté de visu les effets du réchauffement climatique du à l’Homme aux quatre coins de la Terre, de l’Arctique à l’Antarctique, des îlots menacés par la montée des eaux jusqu’à la fonte des glaciers du Groënland, en passant par l’avancée du désert en Mongolie et au Sahel". (…) Selon lui, "il faut réduire les gaz à effet de serre, renforcer les mesures préventives déjà en place (qui n’ont servi à rien), en créer de nouvelles (principalement des taxes) et enfin, (surtout) se mobiliser pour lutter contre les sceptiques et les groupes de pression".

Les modèles climatiques sont faux à plus de 98%; aucunes de leurs prédictions ne se sont avérées correctes.

Pourquoi ne pas également réinstaurer l’inquisition, la guillotine et le bûcher? J’en connais plusieurs qui craqueraient volontiers l’allumette.

Hélas pour l’ONU, l’OMM, le GIEC et les ONG satellites qui gravitent autour de ces organismes portés sur la gouvernance mondiale, cette initiative semble déjà vouée à l’échec. La Chine, l’Inde et de nombreux pays émergents ont décliné l’invitation. L’Australie a aboli la taxe carbone et le Canada a quitté le protocole de Kyoto. Le Comité pour l’Environnement et les Travaux Publics du Sénat Américain a remis, il y a quelques jours, un rapport dévastateur qui détruit point par point les conclusions de l’OMM et du GIEC en matière de réchauffement climatique. À part Obama, seule l’Europe veut continuer dans cette voie. Idéologie, quand tu nous tiens!

Heureusement, ces scénarii d’épouvante ne se produisent que dans les mondes virtuels créés par les climatologues modélisateurs et moralisateurs. Lorsque l’on sait que ces modèles climatiques sont faux à plus de 98%, et qu’aucunes de leurs prédictions ne se sont avérées correctes, on peut douter de la sincérité de ceux qui utilisent ces résultats pour nous imposer une certaine façon de vivre.

La température n’a plus augmenté depuis 17 ans!

Sur Terre, la température moyenne n’a pas augmenté depuis plus de 17 ans et elle serait même en légère baisse. Ces observations gênent au plus haut point les thuriféraires du réchauffement climatique anthropique et plus de 40 théories, censées expliquer ce "plateau de températures", ont été proposées. Aucune n’a été confirmée à ce jour.

Malgré leurs contorsions scolastiques, et bien qu’ils minimisent la signification de cet événement, les pontes du GIEC ont été obligés de reconnaître cet arrêt dans la montée des températures. Les courbes mesurées s’écartent complètement des modèles informatiques censés nous effrayer au plus haut point. Elles contredisent également toutes les prédictions sur la progression future des températures du globe, qui relèvent désormais davantage de l’astrologie informatique que de la science.

Durant cette "pause", environ un tiers du CO2 produit par l’Homme depuis le début de l’ère industrielle a été émis dans l’atmosphère, et ce, sans effet aucun sur la température du globe, démontrant qu’il n’est pas le responsable d’un hypothétique réchauffement climatique anthropique. Rappelons que le CO2 n’est pas un poison et qu’il est vital pour la nature. Sans ce gaz, ni les plantes, ni les phytoplanctons qui produisent notamment l’oxygène que nous respirons, ne pourraient vivre.

À l’inverse des prédictions alarmistes, la hausse du niveau des océans ralentit. Au début des mesures par satellites, l’augmentation du niveau des océans était d’environ 4 mm par an. Vingt ans plus tard, elle n’est plus que de 2 mm par an.

Les glaciers terrestres ont des cycles de vie variables. Ils grandissent puis diminuent au fil des fluctuations climatiques. C’est aussi vrai pour les glaciers du Groënland qui subissent, en ce moment, une phase de fonte. Ce retrait des glaciers a ainsi permis la découverte de sites archéologiques datant des Vikings, démontrant que la température était plus élevée à cette époque que de nos jours.

Selon des études récentes, les glaciers alpins n’existaient quasiment pas à l’époque d’Hannibal et le recul du glacier Mendelhall, en Alaska, a laissé derrière lui les restes d’anciennes forêts, vieilles de 1200 à 2350 ans, qui n’ont pu se développer qu’au cours de périodes bien plus chaudes qu’aujourd’hui. Décidément, l’étude des glaciers ne concorde pas avec la doxa climatique actuelle.

La banquise arctique, qui selon certains aurait dû disparaître totalement en 2008, puis en 2013 ou encore en 2014, est toujours là. Elle se porte de mieux en mieux, pour la seconde année consécutive, et sa fonte est bien moins importante que prévue. Rappelons que la fonte actuelle a débuté en 1850-1860, à la sortie du Petit Âge Glaciaire.

Tel un Ebola médiatique

À l’inverse des observations de l’explorateur Ban Ki-Moon, la quantité de glace en Antarctique ne cesse d’augmenter depuis plus de 30 ans, les études satellitaires montrent que le désert du Sahel recule et que la quantité de verdure sur notre planète augmente depuis plus de 20 ans, probablement à cause de la concentration plus élevée de CO2 dans l’atmosphère. Hé oui, l’exacte antithèse du discours officiel.

Toutes les mesures scientifiques effectuées à ce jour s’opposent à la logorrhée catastrophiste des marchands d’apocalypse. Hélas, elles n’empêcheront pas la propagande basée sur le catastrophisme à outrance et la peur de se répandre insidieusement, tel un Ebola climatique, grâce à la puissante machine médiatique onusienne aidée par les nombreuses ONG qui en dépendent financièrement. Espérons qu’un jour, cette escroquerie à l’échelle mondiale sera enfin dévoilée et que la vraie science du climat celle qui n’est pas dévoyée par et pour le politique — pourra s’exercer en toute sérénité, loin des pressions médiatiques, financières et politiques qui lui font tant de tort.

Par István E. Markó, Professeur à l'UCL. L’auteur s’exprime à titre personnel.

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