carte blanche

Faisons de nos jeunes des explorateurs sur Mars

Selon de récents articles, on assistera lors de la prochaine décennie à l’émergence d’un million d’emplois supplémentaires pour des travailleurs hautement qualifiés en Belgique.

Pas moins de 40% de ces emplois seront en outre de nouveaux emplois. Selon des spécialistes du marché de l’emploi, nous devrons toutefois nous tourner vers l’étranger pour trouver une grande partie de la main-d’œuvre requise. La Belgique ne parvient visiblement pas à préparer suffisamment de talents locaux au marché de l’emploi de demain. Nos jeunes sont-ils capables de faire l’acquisition des compétences nécessaires pour la programmation de robots, pour le développement de voitures autonomes ou la préparation d’une expédition sur Mars? Pour pouvoir relever ces défis, il ne suffit pas d’être capable d’envoyer un e-mail ou d’utiliser un traitement de texte.

Ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent, que ce soit du côté des enseignants, des écoles, des organisations de bénévolat ou des entreprises. Une foule d’initiatives ont vu le jour au cours de ces dernières années. CoderDojo apprend aux jeunes à programmer et la plateforme en ligne Scratch ouvre la voie de la programmation simple et créative aux enfants et adolescents, mais aussi aux entreprises désireuses de former leurs employés.

En dépit de cette bonne volonté et de ce volontarisme, l’heure est venue d’adopter une approche intégrée.

L’offre éducative évolue en effet à un rythme nettement moins élevé que celui de la technologie, sans parler des attentes de demain.

Certains progiciels ou technologies seront peut-être déjà en désuétude dans quelques années. Les élèves n’ont dès lors pas seulement besoin de connaissances techniques, mais aussi de créativité, de flexibilité mentale et de pensée critique.

Ces aptitudes sont indispensables dans un monde à l’évolution extrêmement rapide. Et il s’agit aussi d’aptitudes qui se développent au contact de la technologie.

Citons également un argument social majeur: toute personne familiarisée avec la technologie augmente sensiblement ses possibilités sur le marché de l’emploi.

En intégrant des sessions technologiques dans le programme d’apprentissage, nous veillerons à ce qu’aucun élève ne rate le coche. Les logiciels et le matériel aujourd’hui nécessaires sont particulièrement bon marché, il n’y a donc aucune excuse.

Le monde numérique a surtout besoin de créativité et d’aptitudes. Si l’attraction de talents étrangers a certainement une plus-value, nous devons aujourd’hui miser sur les jeunes talents encore sur les bancs de l’école. Ils ont toutes les cartes en main: le savoir-faire numérique, les connaissances linguistiques solides et l’enseignement de qualité.

Ce n’est pas de vision et de volonté dont on manque, mais de décisions claires et d’un cadre structuré afin que chaque enfant puisse goûter à la technologie et ainsi éveiller sa passion.

Appel commun

C’est pourquoi nous lançons un appel commun: intégrons l’éducation au numérique de manière ludique dès le 1er septembre 2018 dans le cursus scolaire, soutenons les écoles et les enseignants qui fournissent déjà des efforts à l’heure actuelle, rassemblons les différentes initiatives de bénévoles et exploitons l’expertise technologique et numérique déjà présente en Belgique.

Nous sommes prêts à relever ce défi et à partager notre expertise dans les écoles. N’attendons plus, car la formation de nos enfants est bien trop précieuse. Offrons donc à la Belgique la capacité de pourvoir à ce million de postes vacants futurs grâce à des travailleurs hautement qualifiés belges.

Faisons des jeunes élèves d’aujourd’hui les explorateurs de la planète Mars de demain.

Par Thierry Geerts, Jeroen Van Godtsenhoven et Bob Vanstraelen Respectivement country manager pour Google en Belgique, managing director SAS Belux et area vice president Benelux SalesForce.

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