La durabilité de l'autopartage

Christian Lambert, CEO de DriveNow, affirme que l'entreprise de free-floating œuvre dans le but de promouvoir une mobilité durable et performante à Bruxelles. ©Jean Dujardin

Ces derniers mois, des doutes ont été exprimés dans divers médias au sujet de la durabilité de l’autopartage. Ce système permet de trouver et d’emprunter facilement une voiture partagée par le biais d’une application. Après le trajet, il suffit de la laisser sur n’importe quelle place de parking libre.

Christian Lambert
CEO de DriveNow Belgique

En février, le parlementaire bruxellois Bruno De Lille (Groen) a souligné à juste titre que le free-floating est un système très "facile et attrayant" pour les utilisateurs. Mais il a ensuite prétendu que cette attractivité contribuerait au problème de la mobilité, plutôt que d’y apporter une solution, et que le système cannibaliserait d’autres formes de mobilité alternative. Récemment, un regrettable accident impliquant une entreprise d’autopartage à Anvers a servi de prétexte pour remettre en question l’ensemble du système de partage automobile – alors même que de nombreux accidents surviennent chaque jour avec des voitures particulières.

Diverses études internationales ont démontré que 3 à 12 voitures particulières disparaissent pour chaque voiture partagée en free-floating dans une ville.

En tant que CEO de DriveNow Belgique, le service d’autopartage qui fut le premier à proposer le principe du free-floating à Bruxelles à la mi-2016, et en tant que défenseur passionné de la mobilité durable en général, je voudrais dissiper quelques malentendus.

Une mobilité durable

Diverses études internationales ont démontré que 3 à 12 voitures particulières disparaissent pour chaque voiture partagée en free-floating dans une ville. Dans notre propre capitale, un utilisateur du free-floating sur huit a déjà vendu sa propre voiture. Et c’est une bonne nouvelle, car ce sont précisément ces voitures qui sont au cœur du problème de mobilité. Si vous avez votre propre véhicule, vous l’utilisez généralement pour chaque déplacement, y compris lorsque les transports en commun, le vélo ou même la marche sont plus rapides. Si vous n’avez pas de véhicule personnel, vous choisissez volontairement le moyen de transport le plus efficace pour chaque déplacement.

En Allemagne, il existe de nombreuses études indépendantes qui démontrent la contribution du free-floating à l’amélioration de la mobilité urbaine.

Dans de nombreux autres pays d’Europe, le free-floating est établi depuis bien plus longtemps qu’à Bruxelles, ce qui permet d’avoir plus de recul. En Allemagne, par exemple, il existe de nombreuses études indépendantes qui démontrent la contribution du free-floating à l’amélioration de la mobilité urbaine. Ce n’est pas un hasard si le parlement allemand a récemment adopté une loi qui permet aux villes d’encourager encore plus l’autopartage au profit des voitures particulières, par exemple en prévoyant des places de stationnement plus nombreuses et moins chères pour l’autopartage.

Une partie de la solution

Le free-floating et les autres formes de mobilité alternative se renforcent mutuellement. Lorsque nous avons lancé le free-floating en 2016, nous l’avons fait en étroite concertation avec le gouvernement bruxellois et d’autres partenaires de mobilité, et cette relation est toujours excellente aujourd’hui. Après tout, nous œuvrons dans le même but: promouvoir une mobilité durable et performante à Bruxelles.

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