La solidarité contre la calamité

"Le gouvernement Michel est coupable. Coupable d’avoir mené une politique antisociale, coupable d’avoir instaurer des mesures liberticides, coupable d’avoir appauvri les plus démunis et enrichi les plus riches." ©Photo News

A l’occasion de la journée internationale de la démocratie de ce 15 septembre, la FGTB met en garde contre la montée du fascisme qui doit, dit-elle, être combattu par la solidarité.

Il y a des jours de labeur, de repos, d’amusement, de fête, de tristesse, de drame, d’inquiétude, autant de jours que de sentiments humains. Et puis, il y a des jours qui servent la mémoire de la pensée. Ces jours nous élèvent, nous extirpent de notre condition pour nous permettre de jeter un regard sur le monde. Cette journée internationale de la démocratie en est un.

Jean-François Tamellini et Robert Vertenueil

Respectivement Secrétaire fédéral de la FGTB et Président de la FGTB

 

Cette démocratie que nous chérissons, est née d’un rêve, d’une aspiration commune. Permettre aux peuples de se gouverner et de disposer d’eux-mêmes. Ainsi, chacun devient un être libre, pourvu de droits inaliénables que sa seule condition d’être humain lui garantit (ce qui suppose une certaine conception de l’égalité). Une série de droits fondamentaux que nous retrouvons dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dont l’article 21.3 résume assez bien le système démocratique.

" La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics "
Article 21.3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Rappelons qu’1 Belge sur 5 est aujourd’hui au seuil de la pauvreté. Et n’oublions pas qu’entre 2016 et 2017, les travailleurs voyaient leur rémunération augmenter d’à peine 1,95% quand les dirigeants du BEL20 aux se gavaient et augmentaient leurs rémunérations de +13%.
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Le peuple, maître et souverain…voilà une vérité puissante ! Une vérité qui semble perdre de son éclat et qui laisse une ombre s’étendre sur nos têtes. Un éclat terni par cette dernière législature. Oui ! Le gouvernement Michel est coupable. Coupable d’avoir mené une politique antisociale, coupable d’avoir instaurer des mesures liberticides, coupable d’avoir appauvri les plus démunis et enrichi les plus riches. Rappelons qu’1 Belge sur 5 est aujourd’hui au seuil de la pauvreté. Et n’oublions pas qu’entre 2016 et 2017, les travailleurs voyaient leur rémunération augmenter d’à peine 1,95% quand les dirigeants du BEL20 aux se gavaient et augmentaient leurs rémunérations de +13%. Cette précarisation amène avec elle la peur et le doute. Du beau travail ! Les extrémistes s’en frottent les mains. Eux qui n’ont de cesse de manipuler les craintes du peuple, de cultiver le racisme. Voilà comment ils font de l’autre un ennemi. Une peste idéologique qui se répand comme une traînée de poudre par des temps difficiles et lorsque les pouvoirs en place peinent à trouver un nouveau souffle.

" Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres "
Antonio Gramsci

Témoignent de ces temps troubles, les évènements effrayants du Pukkelpop, de Laura footballeuse et rouée de coups parce que wallonne, de ses jeunesses en camps et formés à la violence, de ses poussées extrémistes partout en Europe. Et qu’on ne se méprenne pas, ce sont là autant de symptômes d’une calamité : le fascisme.
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Témoignent de ces temps troubles, les évènements effrayants du Pukkelpop, de Laura footballeuse et rouée de coups parce que wallonne, de ses jeunesses en camps et formés à la violence, de ses poussées extrémistes partout en Europe. Et qu’on ne se méprenne pas, ce sont là autant de symptômes d’une calamité : le fascisme.

Remettons certaines choses à leur place. Le fascisme, c’est une ignominie. C’est la violence et la haine. Ce n’est certainement pas une opinion. Cessons les discours complaisants, bien-pensants, compréhensifs. Quand de telles horreurs surviennent, on les combat et on les chasse. Le fascisme n’a aucune place dans une société démocratique. On ne marchande pas avec le fascisme, on ne tolère pas le fascisme et plus que tout on ne se résigne pas face au fascisme. On se lève chaque jour plus résolu jusqu’à sa disparition. Ceux qui se complaisent ou reste inactifs seront les complices de son épanouissement.

Combattre, oui ! Comment ? Par la solidarité ! En offrant à chacun les mêmes chances, en permettant à tous de vivre dignement, de participer à la société selon ses capacités et de recevoir selon ses besoins. C’est le cœur de notre combat, l’expression et l’application de la fraternité des Hommes. C’est pourquoi nous défendons par exemple, l’augmentation du salaire minimum à 14€/heure (2300€/mois), des pensions et allocations sociales minimales au-dessus du seuil de pauvreté, des services publics correctement financés et performants, un impôt sur les plus-values financières. De manière générale, un système solidaire où chacun trouverait une place digne. Il ne s’agit pas ici de viles promesses électorales mais bien d’un cap indispensable qui fondent notre action au quotidien.

 " Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble "
 Hannah Arendt

En tout lieu, en toute époque, la FGTB elle-même fondée sur le principe de solidarité, se lèvera pour dénoncer et combattre ces idéologies insupportables.

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