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Le Covid-19 sera-t-il le Waterloo de Trump?

Revue de presse du Los Angeles Times

Le président Bush ne s’est jamais remis de l’ouragan Katrina. Sa réaction tardive, son air désemparé et détaché ont nui à sa popularité qui ne s’est plus jamais redressée. La pandémie du coronavirus sera-t-elle le Waterloo de Trump? Ce virus pourrait à tout le moins être son Katrina.

Le président Trump, dans ses efforts erratiques pour gérer la crise, est apparu tel un écervelé; un écervelé en retard. Dans presque tous les sondages électoraux, l’ancien vice-président Joe Biden, désormais candidat démocrate présumé, le bat désormais à plates coutures.

Pendant des semaines, il a tergiversé. En public, il a menti, violant au passage de manière flagrante les bonnes pratiques en matière d’hygiène qu’il préconise.

Pour qui s’en souvient Trump et ses valets de son agence de presse Fox, sont même allés jusqu’à inventer un alibi: le coronavirus, disaient-ils encore il y a deux semaines, était une invention des médias et des démocrates… Des démocrates qui, comme le souligne Mick Mulvaney, l’ancien chef de cabinet par intérim de Trump, pensent que le virus sera "ce qui fera tomber le président".

Son équipe a passé trop de temps à  faire tourner des moulins à vent, à chercher une cible, à diffuser des tweets malfaisants et répandre des bêtises sur la façon dont Trump gère brillamment "ce truc".

Cette semaine, Trump est enfin revenu à la réalité. Il essaie maintenant de faire preuve de détermination et de clarté. Mâchoire au carré, il fait des phrases complètes, surjouant la "solennité".

Mais comme pour toutes les catastrophes climatiques, les pandémies et les marchés, le timing est primordial. Si les faux pas de Trump ne lui coûteront pas l’approbation à court terme de sa base, ils éroderont sûrement sa réputation à long terme, tout comme Katrina l’a fait pour Bush.

 

 

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