Les touristes ne sont pas une nuisance

©AFP

Revue de presse du Wall Street Journal

Certains considèrent le débat sur les voyages possibles ou non cet été comme une question insignifiante. Après tout, des gens meurent et des millions d’autres souffrent du chômage. Ceux qui sont en bonne santé et qui ont les moyens de voyager apparaissent donc comme des privilégiés.

Pourtant, selon l’Association américaine du voyage, les touristes nationaux et internationaux ont dépensé 1.100 milliards de dollars aux États-Unis en 2019, ce qui a permis de soutenir neuf millions d’emplois et de générer 180 milliards de dollars de recettes fiscales. Un tiers des pertes d’emplois liées aux coronavirus aux États-Unis sont directement liées à l’industrie du voyage.

L’économie ne peut pas se redresser si tout le monde continue de regarder Netflix à la maison. C’est une réalité que je ne suis pas sûr que certains à gauche – les personnes qui ont applaudi l’impact positif du virus sur l’environnement et qui sont favorables à des fermetures indéfinies – saisissent parfaitement. 

L’industrie du voyage devrait être un meilleur gardien de l’environnement, c’est certain. Et je ne conseillerais pas aux voyageurs non testés venant des régions les plus durement touchées de se disperser dans le monde entier avec des mains non lavées et des visages découverts. Mais je pense que beaucoup d’entre nous, en particulier ceux qui ont obtenu un résultat négatif au test Covid-19 ou ceux qui vivent dans des régions peu touchées, peuvent voyager de manière éthique et responsable.

Les dirigeants de l’industrie du voyage comprennent du reste l’anxiété du public. Les hôtels ont établi des protocoles de distanciation sociale, proposent un enregistrement sans contact et désinfectent les chambres et les espaces publics comme jamais auparavant. De leur côté, les compagnies aériennes utilisent des désinfectants en aérosol et beaucoup d’entre elles exigent des masques.

Les voyageurs sont considérés avec suspicion depuis l’époque biblique, mais nous avons presque tous de bonnes intentions et savons faire preuve de bon sens. Comme l’a dit un jour Sir Richard Burton, "l’homme veut errer, et il doit le faire, ou il mourra".

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés