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Quel serait l'impact d'une présidence de Sanders sur la politique étrangère américaine ?

Journaliste

Iran, Chine, Russie... Voici ce que ferait l'administration de Bernie Sanders si le socialiste était projeté à la présidence des États-Unis. Revue de presse du Wall Street Journal.

La nouvelle administration chercherait à coup sûr à modifier radicalement la conduite des États-Unis à l'étranger.

Au Moyen-Orient, Sanders serait prompt à tendre la main à Téhéran pour rétablir l'accord sur le nucléaire et accroître son accès aux marchés mondiaux. Étant donné ses fréquentes critiques à l’égard d’Israël, de l'Égypte, de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, la Maison-Blanche chercherait certainement aussi à réduire les ventes d'armes américaines et l'aide militaire à ces pays.

Sanders aiderait également le Kremlin. Une interdiction de la fracturation hydraulique et une forte réduction de la production énergétique américaine offriraient à Poutine une manne financière et politique dont il a grandement besoin. Dans le même temps, une réduction des dépenses militaires américaines allégerait aussi le fardeau des coûts militaires pour la Russie.

Vis-à-vis de la Chine, l’administration Sanders ne chercherait pas à entrer en conflit ouvert, mais elle n'hésiterait pas à utiliser les restrictions commerciales pour faire pression sur Pékin.

Des projets radicaux

Le ralentissement de la croissance américaine et les bouleversements économiques qui résulteraient du programme de politique intérieur de Sanders causeraient probablement de sérieux problèmes à la plupart des économies en Europe. Pour autant, une administration Sanders devrait se rapprocher des positions européennes, et en particulier françaises, sur le commerce, le climat et les finances. Il faudrait aussi s'attendre à des efforts accrus visant à incorporer des normes de travail et de climat dans les accords commerciaux, des mesures qui imposeraient des coûts importants aux chaînes d'approvisionnement mondiales qui dépendent de la main-d'œuvre à bas salaire.

Parallèlement, une administration Sanders adopterait probablement aussi les idées européennes sur un système financier international plus étroitement réglementé et des restrictions sévères à l’égard des paradis fiscaux et du secret bancaire.

Les projets de Sanders sont aussi radicaux à l'étranger qu’aux États-Unis. Et une présidence de Sanders provoquerait presque certainement des bouleversements et des crises dans le monde entier.

 

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