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Ce cynisme dont on se passerait bien

© Sofie Van Hoof

A priori, croirait-on, personne n’aime annoncer la perte de 1.600 emplois à son personnel. Et pourtant, ce qui frappe aujourd’hui, c’est que les entreprises ne prennent même plus la peine de mettre des gants.

L’activité explose en Asie et diminue en Europe? Les coûts salariaux sont trop élevés en Belgique? Vu des Etats-Unis (ou de Russie, ou d’Inde), la solution est toute trouvée: on ferme ou on restructure en Europe, et on coupe dans ces fameux centres de coûts. Sans davantage d’états d’âme.

Trois exemples de ce cynisme choquant dont on se passerait bien. 
Un: au niveau mondial, Caterpillar est largement bénéficiaire et s’attend même à une amélioration de ses performances dans les mois à venir. Difficile de comprendre que l’on sacrifie 1.600 personnes dans ces conditions.
Deux: la demande européenne n’a pas totalement disparu, mais il est plus intéressant de faire venir certaines machines d’Asie que de les produire sur le vieux continent. Sans égards pour l’impact environnemental de ces transports inutiles.
Trois: les États européens, pour garder chez eux des groupes internationaux qui ont la bougeotte, leur ont parfois fait des cadeaux généreux, comme les intérêts notionnels. Mais quand le vent tourne, on s’en va sans dire merci.

Bien sûr, on ne devrait pas trop s’étonner (et ce n’est pas dans ce journal que nous écrirons le contraire): les entreprises sont mondiales et leur logique l’est tout autant. Mais c’est un peu plus difficile à avaler quand cela se passe près de chez vous.

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