La Belgique, incubateur géant

Luc Van Driessche

Un point de ralliement pour les biotechs

Un tissu hospitalier et universitaire performant, un climat fiscal favorable à l’embauche de chercheurs: autant d’ingrédients qui ont permis l’émergence, au nord comme au sud du pays, de pépites biotechnologiques qui ont aujourd’hui pignon sur rue.

Les Celyad, ThromboGenics, argenx et autres Promethera créeraient-elles un appel d’air? Au développement endogène du tissu biotechnologique vient désormais s’ajouter un apport exogène. Depuis plusieurs mois, la file des pépites étrangères qui s’installent en Belgique s’allonge. La start-up autrichienne Miracor Medical, qui se prépare à emménager à Awans, n’est que le dernier exemple de délocalisations positives qui se sont succédé tout au long de 2017.

La densité du tissu biotech suffit désormais à pousser des sociétés étrangères à venir s’installer chez nous.

Les françaises Novasep et BCI Pharma, la belgo-néerlandaise Ncardia, la britannique Apitope, toutes ont vu dans l’écosystème belge l’environnement idéal pour poursuivre leur développement.

"Même si aux Etats-Unis, la culture des investisseurs pour la biotech est plus développée car elle est plus ancienne, l’écart avec la Belgique s’est réduit", disait il y a un an Michel Ernst, conseiller en actions chez CBC Banque.

La densité du tissu biotech suffit effectivement à pousser des sociétés néerlandaises, françaises ou allemandes à venir s’installer chez nous. Comme leurs consœurs belges, elles peuvent en outre s’appuyer sur des fonds d’investissement, publics comme privés, dont l’expertise et les moyens financiers de plus en plus importants renforcent la capacité d’action.

L’exemple de Fund +, le fonds créé par Désiré Collen pour irriguer les biotechs belges, est très parlant à cet égard. Ses actionnaires ont choisi d’y réinjecter une partie des 130 millions d’euros de plus-value dégagée à la suite de la vente de la biotech carolo Ogeda au groupe japonais Astellas Pharma. De quoi porter sa capacité financière de 125 à 200 millions d’euros.

À ce train-là, l’ère des fonds de capital-risque trop étriqués financièrement pour soutenir l’envol des pépites sera bientôt révolue.

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