La Wallonie n'a pas à rougir

©Sofie Van Hoof

Investissements étrangers en berne

Les chiffres des investissements étrangers en Wallonie en 2016 que nous dévoilons montrent une baisse significative par rapport au bilan de 2015 (-250 millions). C’est même la plus importante diminution des projets étrangers dans le sud du pays durant les 5 dernières années. Mais il n’y a pas péril en la demeure et l’Awex, l’administration régionale en charge, notamment, d’attirer les investisseurs étrangers, n’a nullement démérité. Par rapport à la moyenne des dossiers réussis depuis 15 ans (85 dossiers conclus), le bilan de l’an dernier affiche une augmentation de plus de 21% même si le nombre d’emplois créés enregistre une chute de 14% par rapport à la moyenne annuelle.

La diminution n’est nullement liée à une dégradation des fondamentaux économiques de la Région. Au contraire. La dette wallonne est maîtrisée et la consommation interne ne chute pas. Les entrepreneurs wallons n’ont pas le moral dans les chaussettes. C’est le climat des attentats qui a surtout eu un impact négatif sur l’humeur des investisseurs. Ils ne sont pas allés ailleurs à en croire les dirigeants de l’Awex.

Force est de constater que ce climat d’incertitude semble s’évaporer au regard des chiffres des premiers mois de 2017 qui démontrent une reprise déjà constatée dès fin 2016.

Il y a fort à parier que le retour en masse des investissements étrangers se poursuive si les autorités continuent à garantir la sécurité et si aucun attentat terroriste ne vient bousculer le pays. La maturité des secteurs des pôles de compétitivité va maintenant profiter pleinement aux investissements étrangers. Et contrairement à l’idée qui semble s’installer, les investissements étrangers ne concernent pas seulement les secteurs des services. Près de 60% des projets sont réalisés dans le secteur manufacturier. Par conséquent, le secteur industriel n’est pas condamné à disparaître. Il doit certainement s’adapter à l’évolution technologique. Mais il reste un point à accentuer: sensibiliser et convaincre les entreprises wallonnes, et surtout les PME, à exporter davantage.

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