Le dialogue et des actes visibles

Le bruit des avions de Brussels Airport

Le dossier du survol de Bruxelles et de ses nuisances sonores revient en face du gouvernement fédéral comme un boomerang que celui-ci a lancé au loin espérant qu’il ne revienne pas avant la fin de la législature. Or tous les ministres qui s’y sont collés depuis des années ont appris à leurs dépens qu’il ne faut surtout pas sous-estimer la portée du bruit des avions, ni les relents communautaires que le dossier traîne dans son sillage. Après avoir attendu en vain un geste du Fédéral, l’exécutif bruxellois a dégoupillé son arme fatale en décidant de supprimer la tolérance sur les normes de bruit accordée jusqu’à présent aux compagnies aériennes dans le ciel de la capitale. Il a fallu attendre un durcissement des autorités régionales bruxelloises pour capter toute l’attention, tant de l’équipe Michel que des politiques et des commentateurs du nord du pays. Bruxelles et ses habitants survolés sont exaspérés.

Le moment est venu de penser à une politique aéroportuaire fédérale impliquant les aéroports régionaux.

Au lieu de déclencher une seconde procédure en conflit d’intérêts qui n’a eu d’autre mérite que d’envenimer la situation, la Flandre aurait dû adopter une attitude plus constructive. Il est temps de réclamer de la sérénité dans un dossier où la souffrance des riverains survolés et des Bruxellois dérangés dans leur sommeil et dans leur cadre de vie semble passer au second plan. Le principe de précaution et de sécurité impose de survoler le moins possible les zones densément peuplées. Parallèlement, il faut élaborer des mesures d’accompagnement en faveur des riverains et créer une autorité indépendante de contrôle pour garantir un minimum d’objectivité. Des solutions existent et il faut avoir le courage de les appliquer. Le moment est venu de penser à une politique aéroportuaire fédérale impliquant les aéroports régionaux. À défaut, le dossier continuera à diviser les uns et les autres mettant en péril les milliers d’emplois de Brussels Airport. Or la santé de milliers de citoyens en dépend aussi. Le bruit des avions n’a ni couleur politique, ni drapeau linguistique. Il ne respecte pas non plus les frontières.

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