Messieurs, merci pour ce coup de main

Le sexisme dans l’entreprise.

L’e-mail de cet ingénieur de Google qui explique l’ultra-dominance des hommes dans les tech par des différences biologiques est autant risible qu’inacceptable. Néanmoins, on peut lui attribuer un mérite, celui de remettre le sexisme dans le monde du travail à la lumière du jour. Et de poser encore ces questions qui ne trouvent pas de réponse: pourquoi existe-t-il toujours un écart salarial? Pourquoi les femmes top CEO sont-elles si peu nombreuses? Pourquoi faut-il introduire des quotas pour que des administratrices siègent dans des conseils?

Une explication peut être trouvée dans une BD qui a fait le buzz au printemps dernier, celle d’Emma et de sa charge mentale. Une petite histoire qui montre que c’est toujours la femme qui pense aux rappels de vaccins ou au déguisement de la fancy-fair. Et cette charge mentale incite les femmes à opter plus facilement pour une carrière moins chronophage ou à temps partiel et donc souvent aussi avec moins de responsabilités.

Alors, quelle solution pour la femme qui veut mener sa carrière et réussir sa vie privée? Car tout mener de front en mode wonder woman, non merci. Personne ne le peut. Sheryl Sandberg, le bras droit de Mark Zuckerberg, a une ébauche de solution quand elle dit: "N’épousez qu’un mec bien." Ce qui signifie en langage Sandberg: "Un mari qui partage l’ambition de son épouse, tout en assumant de manière égale les responsabilités du foyer." Et là, il y a encore de la marge. Toutes les stats récentes le prouvent.

Et surtout, rappelons que les entreprises dans lesquelles nous travaillons ne sont que le reflet des êtres humains qui la composent. Ce n’est donc qu’en répartissant de manière plus équilibrée les rôles de l’homme et de la femme au sein de la famille et de la société que le monde du travail suivra la même direction. Et qu’on ne pourra que rire d’un e-mail du type de celui de cet ingénieur de Google. Tant il sera archaïque.

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