Oser l'ouverture en Wallonie, chiche!

©RV DOC

Le calendrier électoral n’aidera pas MR et cdH.

C’était probablement la dernière scène de ménage, la dernière séance, les dernières frustrations issues d’une longue quinzaine un peu folle où la Wallonie a vécu au ralenti, au rythme des invectives entre socialistes et centristes. Le PS a validé en gouvernement jeudi son dernier grand accord sur les allocations familiales avant son retour dans l’opposition, poussé par son ex-allié humaniste.

Certains ne comprennent pas pourquoi le Parti socialiste a fait ce cadeau au cdH alors que les centristes ne se sont pas gênés pour déchirer l’accord sur la suppression de la télé-redevance. Mais celui sur les allocations familiales porte autant les couleurs des centristes que celles des socialistes. Le refuser aurait ouvert la porte sous un autre gouvernement à un détricotage d’une série de points négociés par le PS.

L’aventure socialiste terminée en Wallonie (du moins d’ici les élections), s’ouvre une nouvelle période d’incertitude. La coalition qui se dessine est déjà sous pression. MR et cdH sont attendus au tournant par les milieux socio-économiques, qui s’inquiètent de voir plonger le sud du pays dans une longue période d’instabilité politique. Pire, certains craignent l’arrivée d’un gouvernement de notaire, tétanisé par les échéances électorales de 2018 et 2019, et qui n’aurait pas les mains libres pour avancer sur des réformes au long cours.

Face à ce risque, certains patrons et responsables économiques verraient d’un bon œil la mise en place d’un gouvernement d’ouverture avec l’arrivée de personnalités issues du secteur marchand ou non marchand. Un peu comme ce qui a été réalisé par Emmanuel Macron en France. Macron en inspire d’autres qui prônent la mise sur pied d’un gouvernement "d’urgence" chargé d’exécuter un plan d’actions autour de quelques thématiques et des objectifs à atteindre pour la Wallonie d’ici 2025.

Un dernier petit détail encore. Les discussions politiciennes autour de la télé-redevance ne vont pas améliorer le taux d’emploi, ni l’enseignement!

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