L’avenir automobile de la Belgique.

Parler de voiture en Belgique, c’est mettre le doigt dans l’engrenage. C’est bien connu, le Belge a un volant collé aux mains. S’il en fallait encore la preuve, il ne s’est presque jamais vendu autant de quatre roues dans notre Royaume qu’aujourd’hui. 546.558 en 2017, selon le bilan annuel des immatriculations publié par la Febiac. Malgré les centaines de kilomètres de files qui embouteillent nos grands axes. Malgré les tunnels qui s’effondrent. Malgré l’avènement du télétravail.

La Belgique a toutes les cartes en main pour sortir de l’immobilisme ambiant. Faut-il le vouloir.

La bagnole, on est pour ou on est contre. Tout le monde a un avis. Et la route du débat est pavée de clichés. "Marre des cadres en BéM de société qui squattent la rue de la Loi". "Pas le choix, il est où ton RER??" "Et ces gros profiteurs en Porsche Panamera hybrides qui ne branchent même pas leurs câbles de recharge à la prise, mais déduisent…" Alors on fait des lois pour arrêter tout cela. Puis on se rend compte qu’on tire au bazooka, qu’on est en train de tuer l’envol de la voiture hybride et électrique en Belgique. Ni plus, ni moins. On fait demi-tour.

Stop.

La mobilité n’est pas une problématique ponctuelle qui se règle en 5 minutes, dans son coin. Il nous faut une vision.

Depuis mercredi matin, c’est chez nous (à Forest) et à partir de chez nous, qu’Audi assemble, commercialise et vend l’e-tron, mastodonte fait de volt et d’aluminium, qui représente l’avenir automobile électrique européen face à Tesla. Parallèlement, le secteur – à travers les propos de son plus gros acteur D’Ieteren – est clair. "Nous sommes prêts." "Nous visons 35 à 40% de ventes en électrique d’ici 2025. C’est 15% de plus que Volkswagen à l’échelle du monde." "Nous ne demandons pas de subsides, nous demandons de la clarté." C’est crucial et c’est le moment. La Belgique a toutes les cartes en main pour sortir de son immobilisme: la voiture du futur, des marchands d’automobiles puissants et parés au changement, des entreprises prêtes à transformer leurs flottes de véhicules de société et investir dans des solutions de mobilité innovantes (pourvu que le cadre fiscal leur soit favorable), des navetteurs qui en ont marre, des jeunes qui sont aujourd’hui partants à "partager" s’ils peuvent gagner du temps. Tout, concrètement, est possible. Encore faut-il le vouloir.

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