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Avec de la bonne volonté… (bis)

©Debby Termonia

Faut-il craindre les affaires courantes?

Les affaires courantes (si elles se confirment) vont paralyser la Belgique pendant des mois. Les dossiers en rade remplissent des pages dans les journaux. L’heure est au catastrophisme. Et deux ou trois verres de bière n’arriveront pas à faire oublier que, sans gouvernement de plein exercice, le pays risque davantage encore le black-out énergétique, les citoyens risquent de ne pas bénéficier de hausses salariales via un AIP soutenu politiquement, des hauts fonctionnaires ne seront pas nommés, et la réforme des pensions restera dans le lac (mais cela, ça arrangerait plutôt certains…).

Stop. On vous arrête tout de suite. Croire que les affaires courantes vont bloquer le pays mieux encore que les piquets des gilets jaunes ou des syndicalistes, c’est parier sur un manque de volonté politique. Certes, les choses vont être difficiles. Majorité et opposition se sont solidement écorchés durant ces quatre années de législature. La crise politique a ouvert des blessures profondes entre certains partis qui se disaient encore, il y a quelques mois, amis.

Tout cela, on a la naïveté de le croire, ne devrait pas empêcher certaines prises de décisions essentielles pour le pays.

Tout cela, on a la naïveté de le croire, ne devrait pas empêcher certaines prises de décisions essentielles pour le pays. Car techniquement, c’est possible. Cela aurait pu se faire dès mardi, si l’opposition avait accepté la main tendue par Charles Michel (en oubliant au passage son soudain virage politique), ça ne s’est pas fait.

Cela commence donc mal. Est-ce pour cela que tout est perdu? Non. Ecolo et PS ont déjà donné, ce mercredi, un signe positif face à la ministre de l’Énergie Marie Christine Marghem pour l’aider à assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique. Si, durant les "X" jours d’affaires courantes, les groupes politiques pouvaient dépasser leurs clivages pour rencontre l’intérêt général, ils en sortiraient peut-être (un peu) grandis au moment où le citoyen devra se rendre aux urnes. Oui. Si... C’est une évidence, mais ça doit être dit. Et ça sera déjà ça de pris.

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