Besoin d'un coup de projecteur?

Marc Coucke dans les biotechs wallonnes.

Qui, en Wallonie, connaît des sociétés comme Novadip, Nyxoah, iTeos Therapeutics…? Qui, avant la journée d’hier, avait entendu parler d’un nom aussi ésotérique que MDxHealth  (notez la subtile alternance de majuscules et de minuscules)? Ce sont pourtant là quelques-unes de nos radieuses pépites spécialisées dans la biotechnologie. Elles font de la Wallonie et de Bruxelles un centre d’excellence qui n’a pas à rougir devant la toute-puissance flamande. Le milliardaire Marc Coucke ne s’y trompe pas et investit chez nous. C’est lui, hier, qui a mis MDxHealth, le spécialiste wallon du cancer, au centre de la carte. Comme il l’avait fait avec Mithra du Liégeois Fornieri, spécialisé dans la santé féminine. Ou avec le bruxellois Pharco et ses produits de phytothérapie.

Nos biotechs pêchent-elles par excès de prudence là où une stratégie à l’anglo-saxonne les aurait propulsées sur les devants de la scène?

Nos biotechs sont-elles trop humbles? Pêchent-elles par excès de prudence là où une stratégie à l’anglo-saxonne les aurait propulsées depuis longtemps sur les devants de la scène? Devons-nous attendre qu’un milliardaire flamand nous détecte pour qu’enfin s’allument les projecteurs?

Ce serait leur faire un mauvais procès. La seule évocation chez nous de Jean Stéphenne, ancien patron de GlaxoSmithKline Biologicals devenu business angel, vient démonter l’argumentaire. Certes, dans les médias, Stéphenne n’est pas Coucke: il ne plonge pas dans les étangs pour fêter un succès sur Twitter. Mais comparez les chiffres et vous verrez: entre le Wallon et le Flamand, c’est match nul, balle au centre.

Ce qui manque n’a rien de nouveau: ce sont les gros fonds de private-equity. Pour les capter, il faut arpenter les terres anglo-saxonnes. Et monter sur les catwalk, poing sur la hanche. C’est ce qu’a fait Celyad, la société wallonne de thérapie cellulaire qui surfe sur l’oncologie américaine.

"Les timides se sauvent devant le bonheur s’il arrive à grand bruit", disait Balzac. C’est à coups de klaxon que Marc Coucke a débarqué chez nous. Et personne ne s’est enfui.

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