C’est le moment pour la Wallonie de prendre son destin en main

Rédacteur en chef

Relancer la Région après les inondations dévastatrices, ce sera compliqué, long et coûteux, nous dit le politique. Et si on s’activait plutôt à mobiliser toutes les énergies? C’est le moment pour la Wallonie et ses responsables de parler la langue de l’ambition.

Quand on constate l’ampleur du défi qui attend la Wallonie après ces inondations dévastatrices, une question vient à l’esprit: va-t-on s’en remettre à l’administration publique pour relancer la Région et la projeter dans l’avenir? Peut-on vraiment compter sur ses seules capacités publiques?

Il est permis de penser que les entreprises ont un rôle à jouer. La relance post-déluge devrait pouvoir compter sur les toutes les énergies. Dans ce pays d’ingénieurs, de techniciens, de logisticiens, de financiers, on en passe, ce ne sont pas les compétences privées qui manquent. Ne peut-on imaginer qu’elles s’impliquent dans cet immense chantier qui démarre à peine?

De plus en plus, les entreprises s’emparent de leur responsabilité sociétale. Voici peut-être une occasion toute trouvée pour certaines d’entre elles de contribuer à la société dont elles font partie intégrante. Si les dons d’argent et les gestes de solidarité sont plus que bienvenus, peut-être ont-elles quelque chose de plus à apporter.

Pour l’heure, on entend beaucoup le politique nous dire que le chantier sera compliqué, que ce sera long et qu’il faudra beaucoup d’argent. Les «leaders» wallons seraient-ils dépassés par l’ampleur de la tâche?

On aimerait l’entendre plus, cette niaque qui déplace des montagnes.

Bien sûr que c’est compliqué. Bien sûr que les défis sont nombreux après ce véritable trauma régional: il y a les aides d’urgence, le besoin d’un état des lieux, les emplois à maintenir, l’économie à relancer, une reconstruction et un réaménagement du territoire à penser intelligemment, la prévention à revoir, etc. Pour en venir à bout, il faut plus que du temps et de l’argent. Il faut la détermination. On aimerait l’entendre plus, cette niaque qui déplace des montagnes.

C’est le moment pour la Wallonie et ses responsables de parler la langue de l’ambition. On ne parle pas ici de milliards d’euros qu’il faudrait aller chercher au fédéral ou à l’Europe. Non, on parle ici de mobiliser toutes les forces wallonnes - il y en a tant! De transcender les piliers traditionnels (public-privé, patronat-syndicats, gauche-droite, etc.) et, de ce fait, de permettre à la Wallonie de rebondir. C’est le moment pour la Wallonie de prendre son destin en main.

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