Compliquons, c'est beaucoup plus simple…

Rédacteur en chef

Compliquons, c’est beaucoup plus simple. Telle devrait être la devise de la Belgique. Du moins fiscale.

Au classement des pays qui taxent le plus les revenus du travail, la Belgique figure parmi les champions. Parallèlement, s’il existait un palmarès des États les plus inventifs pour édicter des règles fiscales contournant leurs propres règles fiscales, la Belgique se glisserait également dans le peloton de tête. Car au pays de Magritte, si le travail est fortement imposé, la généralisation de la voiture de société comme l’octroi de chèques-repas sont autant de moyens d’atténuer l’impact des prélèvements qui frappent le travailleur.

Avec des effets désastreux pour ce qui est de cette sacro-sainte voiture de société. Comme l’a souligné l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) cette semaine, les avantages fiscaux octroyés aux automobilistes sont préjudiciables à l’environnement et à la santé. Un préjudice que l’OCDE estime à 116 milliards d’euros par an (pour les 34 pays membres de l’organisation).

L’institution parisienne pousse même la critique plus loin, reprochant, à juste titre, à la plupart des gouvernements occidentaux de soutenir le diesel, plus polluant, au détriment de l’essence — notons, sur ce point, que le gouvernement Michel a fait un pas dans la bonne direction en réduisant l’inégalité fiscale entre les deux carburants.

Faut-il supprimer les avantages liés à la voiture de société? Non, ce serait pénaliser le travailleur.

En revanche, faire évoluer l’imposition du travail vers un régime qui offrirait tous les avantages fiscaux liés à l’octroi d’une voiture de société… sans nécessairement passer par une voiture de société, serait salutaire. Une gageure? Pas pour les champions de la complexification fiscale.

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