Dans l'arrière-boutique d'Alibaba

Au menu, la réforme du travail de nuit.

L’arrivée du géant chinois de l’e-commerce Alibaba  sur le sol belge, c’est bien plus qu’un simple clic sur un smartphone. Dans son sillage, c’est une vrai évolution qui s’annonce dans le monde du travail. Le consommateur ne boudera évidemment pas son plaisir. Le futur hub européen d’Alibaba à Liège va lui permettre de recevoir plus rapidement certains de ses e-achats ou même de diversifier ses rayons digitaux. Des PME vont aussi profiter de la force de frappe d’Alibaba pour exporter vers la Chine. Mais la véritable révolution que va entraîner cette arrivée chinoise se trouve dans l’arrière-boutique du consommateur belge.

Sans une modification de la législation sur le travail, la Belgique se fera encore tailler des croupières par les Pays-Bas.

Forcément, on n’attire pas un gros poisson sans une série de promesses! Un géant comme Alibaba ne se met pas à pied d’œuvre en Belgique sans des garanties de flexibilité dans le monde du travail.

C’était une promesse du Premier ministre Charles Michel en marge de son jobsdeal. Pressé pour adapter sa législation sur le travail de nuit depuis la déroute du pays autour de l’arrivée avortée du géant allemand spécialisé dans la vente de vêtements en ligne Zalando  , le gouvernement fédéral s’est retrouvé au pied du mur. Sans une modification de la législation actuelle sur le travail, la Belgique se fera encore tailler des croupières par les Pays-Bas, véritable hub pour l’e-commerce en Europe.

Derrière cette réforme qui pourrait aboutir sur un accord politique la semaine prochaine, il s’agit d’alléger les contraintes jugées trop restrictives par les employeurs autour du travail de nuit et en particulier dans le secteur de l’e-commerce.

Il y a forcément une part d’urgence et cette évolution serait même logique. Pressé par des consommateurs impatients, l’e-commerce crée de nouvelles habitudes de travail. La nuit et le jour ne sont ainsi plus des références pour les entreprises actives dans ce business. Il reste maintenant à trouver les bons équilibres entre le développement de l’activité économique d’un pays et la protection des travailleurs car si l’e-commerce est une source d’emplois, ce secteur ne doit pas devenir le Far-West!


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