Décision courageuse de la SNCB

Les administrateurs de la SNCB ont finalement validé hier le principe d’une suppression des trains proposé par la direction de l’opérateur belge.

 Pour faire passer la pilule auprès des usagers du rail et leur démontrer qu’ils ne seront pas les seuls à trinquer, le transporteur s’engage à réduire aussi ses frais généraux et à faire moins appel à la consultance. Le personnel aussi sera mis à contribution avec des efforts de productivité.

Si la direction a pris ses responsabilités en osant s’engager sur la voie d’une réduction de l’offre risquant de provoquer l’ire des usagers et des cheminots (perte d’emploi), force est de constater que le conseil d’administration en a pris les siennes en refusant de suivre aveuglément la direction sur le teneur des trains à supprimer. La direction avait envisagé des plans de suppression de 600 trains, puis une amputation de l’offre de 302 trains. Le conseil a raboté considérablement ces exigences et a limité la réduction de l’offre à 1,91&flexSpace;%.

L’accouchement n’aura pas été facile, mais il s’agit d’une décision courageuse. C’est la première fois, depuis de nombreuses années, que la SNCB prend une décision aussi radicale qui pénalisera les voyageurs. Les mesures d’économie se justifient amplement, car l’entreprise courait à la faillite si elle ne reprenait pas les commandes de son destin. Aux usagers de faire maintenant preuve d’un minimum de compréhension. Mais pour que leur sacrifice ne soit pas vain, la SNCB doit relever le défi d’un service de qualité avec des trains propres et à l’heure.

Il faudrait aussi que les dirigeants du rail belge et les politiques engagent une réflexion sur la structure du groupe SNCB pour plus d’efficacité.

Celle-ci doit se faire sans tabou et ne pas faire l’économie d’une suppression éventuelle de la SNCB-Holding, car la structure à trois têtes coûte cher, mais ne fonctionne pas.

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