Des PME cotées en danger

Dès le 1er novembre, les transactions sur les valeurs cotées sur Alternext, le Marché Libre ainsi que sur 32 autres titres du marché réglementé de la Bourse de Bruxelles vont coûter plus cher. Ce faisant, NYSE Euronext risque d’amplifier une tendance qui menace le marché bruxellois, c’est-à-dire la création d’une Bourse à deux vitesses.

Dès le 1er novembre, les transactions sur les valeurs cotées sur Alternext, le Marché Libre ainsi que sur 32 autres titres du marché réglementé de la Bourse de Bruxelles vont coûter plus cher. Le groupe NYSE Euronext a en effet décidé d’augmenter ses tarifs de transaction de 25 cents pour ces titres. Dans le même temps, il va baisser ses tarifs sur les titres les plus traités, ceux du Bel20. Par ce tour de passe-passe, NYSE Euronext risque d’amplifier une tendance qui menace le marché bruxellois, c’est-à-dire la création d’une Bourse à deux vitesses.

En augmentant ses tarifs pour la négociation des titres des PME, le risque existe de détourner les investisseurs du marché bruxellois. On s’en serait bien passé! Depuis la création d’Euronext, les contraintes pour rester cotées en Bourse n’ont cessé d’augmenter pour les sociétés. Les petites entreprises sont logées à la même enseigne que les autres. Certes, la création d’Alternext et celle du Marché Libre leur ont offert une alternative moins coûteuse. Mais il y a un revers à la médaille: la très faible liquidité de ces deux marchés.

Les PME ont toujours dû batailler pour obtenir de la liquidité sur leurs titres. Plus risquées, elles n’attirent pas naturellement l’investisseur particulier. Mais il ne faut pas oublier que des sociétés comme ABInBev ou Delhaize sont passées par ce stade-là, elles aussi.

Même si Euronext Bruxelles jure que cette augmentation de tarifs reste marginale, il envoie donc un mauvais signal aux investisseurs et aux PME. Un mauvais signal… à un mauvais moment. La crise n’est pas terminée. Et la relance conjoncturelle a besoin de PME fortes et dynamiques.

Cette nouvelle tarification est également surprenante dans la stratégie d’Euronext Bruxelles. Vincent Van Dessel, son président, a régulièrement souligné qu’il faut stimuler l’investissement dans les PME, prônant notamment un retour des avantages fiscaux en cas d’ achat d’actions. Alors? 

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