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Faites ce que je dis, pas ce que je fais

La loi est claire. Toute marchandise qui a dépassé la date de péremption doit être détruite. Point à la ligne. Pas question d’en faire don, ni aux Banques alimentaires, ni aux membres du personnel.

 Des employés de Lidl l’ont récemment appris à leurs dépens, payant de leur emploi trois morceaux de pizza et deux quartiers de pomme.

Pourtant il est difficile d’attaquer frontalement Lidl qui, s’il s’exprimait, se retrancherait sans nul doute, derrière un "Nous ne faisons que respecter la loi". Les syndicats l’ont d’ailleurs bien compris et ne sont pas montés aux barricades. Malgré une bonne poignée de licenciements pour faute grave.

Dura lex, sed lex.

Cela veut-il pour autant dire que le hard discounter est dans son droit? Au sens strict de la loi, certainement. Mais dans un tel cas, une mise en situation s’imposait. Et peut-être un peu de bon sens. Un rappel de la législation en vigueur n’aurait-il pu suffire? Un avertissement? Une mise en garde?

Visiblement pas aux yeux du hard discounter.

Pourtant, prendre quelques libertés avec la loi, Lidl connaît. Faut-il rappeler qu’après une enquête pour espionnage -la chaîne enregistrait les conversations de ses employés lors des pauses-, c’est pour des collectes de données sur la santé de ses travailleurs que l’enseigne a été aux prises avec la justice?

Alors, deux poids deux mesures chez Lidl? Visiblement.

Qui plus est, tout cela semble extrêmement maladroit de la part de l’enseigne bleue et jaune. Car à l’heure où la chaîne tente de monter en gamme, d’allonger ses heures d’ouverture afin de s’attirer un public plus large et plus aisé, toutes ces affaires ne lui font pas bonne presse. Car dans l’esprit du consommateur lambda, même si Lidl a la loi pour lui, le discounter a tort. Tort de jeter de la nourriture, tort de licencier pour des queues de cerises. Et ce n’est jamais bon d’écorner son image…

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