GM revit! Vive GM?

Peut-être l’histoire se termine-t-elle bien. Un an après être passé à deux doigts du dépôt de bilan, General Motors s’apprête donc à revenir en Bourse, par la grande porte.

 L’événement est planifié pour "Thanksgiving". Une date hautement symbolique puisque synonyme de fête outre-Atlantique où on ne cesse aujourd’hui d’évoquer les mérites d’un constructeur qui est parvenu à redresser ses ventes, qui surfe sur la vague des marchés émergents – la Chine, le Brésil — et s’apprête à commercialiser l’une des toutes premières voitures électriques au monde: la Volt. Il y a un an, le tableau était beaucoup moins rose: GM perdait encore près de 90 millions de dollars par jour. Son salut, le premier des "Big Three" ne le doit qu’au demi-million de pensions qu’il était devenu incapable d’assumer, à son poids sur le marché de l’emploi. Politiquement, socialement, l’administration américaine n’avait d’autre choix, en pleine crise, que de sauver un géant "too big to fail".

À quelques semaines des élections législatives de mi-mandat — non, le timing n’est pas anodin! — Barack Obama célèbre "sa" victoire: des millions d’ouvriers ont la vie sauve, General Motors est en voie de redevenir le fleuron qu’il a été par le passé et le Trésor va finalement récupérer une bonne partie des 50 milliards de dollars de fonds publics investis.

Mais que pensent de cette histoire les anciens actionnaires, partis sans rien? Les créanciers du vieux GM? Les concessionnaires licenciés ? Les ouvriers des 16 usines américaines fermées? Ceux d’Opel Anvers?

Selon les chiffres avancés, la capitalisation boursière de GM devrait atteindre les 80 milliards de dollars: plus que n’importe quel constructeur à l’exception de Toyota et deux fois celle d’un Ford n’ayant reçu aucune aide. En un rien de temps, sans que personne ne s’en inquiète, GM est redevenu un géant. Un géant convalescent qui doit toutefois encore prouver qu’il peut digérer le tournant qu’a pris l’automobile en ce début de siècle.

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